Présentation

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J'écris en ce moment une fiction sur le merveilleux monde d'Harry Potter. Voici le résumé:

Après la mort de Sirius, l'été paraît bien sombre et monotone à Harry, qui passe ses vacances à Privet Drive. Mais l'arrivée inattendue de Camille chez les Dursley annonce de grands changements dans sa vie...
Spontanée et enthousiaste, la jeune fille réussi à sortir Harry de sa mélancolie, et à lui faire oublier la sombre destinée qui l'attend.
Lorsque le jeune sorcier retourne à Poudlard, une surprise de taille l'attend. Camille est en fait une sorcière, qui vient d'emménager en Angleterre. Ils apprennent à se connaître, s'apprécient, et se lient finalement d'amitié.
Un lien fort les unie tous deux, et il semblerait que leurs sentiments soient finalement plus qu'amicaux...
Mais Harry est plus que jamais menacé par le plus grand des mages noirs...
Entre amour, suspens et quiproquos, suivez les deux dernières années d'Harry et toute sa bande à Poudlard.

J'espère que ce petit résumé vous a convaincus.
L'histoire portera surtout sur le couple Harry/Camille.
Je ne modifierais pas énormément leur sixième année à Poudlard car je trouve que l'intrigue qu'a ficellé J.K. Rowling est magnifique.
Mais l'arrivée d'une personne peut chambouler beaucoup de choses...

# Posté le mardi 02 décembre 2008 10:54

Modifié le mardi 02 décembre 2008 14:17

Chapitre 1: Le changement a parfois du bon


Allongé sur le lit de sa chambre au premier étage du 4 Privet Drive, un jeune homme aux cheveux d'un noir de jais revivait encore une fois dans sa tête le terrible événement qui s'était déroulé il y a peu. Il revoyait son parrain s'effondrer sur le sol froid de la salle des Prophéties, sans vie. Encore une fois. Toutes les nuits Harry Potter s'éveillait en sursaut après ce cauchemar. Il restait ainsi des heures immobile, tel une statue, incapable de faire le moindre geste tant il était tétanisé.

Ce fut donc exténué qu'il se leva ce matin-là, la tête pleine de pensées toutes plus sombres les unes que les autres. Une longue journée s'annonçait. Il devrait supporter les Dursley pendant encore une semaine avant que le professeur Dumbledore ne vienne le chercher pour aller chez les Weasley. S'il venait, s'entendait.

Harry descendit les escaliers en traînant les pieds, encore secoué par sa nuit agitée. Il marmonna un « Bonjour » à peine audible aux trois personnes qui prenaient leur petit déjeuner. Personne ne lui rendit la politesse, mais il avait maintenant l'habitude. Alors qu'il s'affairait à préparer des ½ufs au bacon, l'oncle Vernon prit la parole :

« Pétunia, est-ce tout est prêt pour nos invités ce soir ?

La voix aigue et perçante de la tante retentit alors :

-Ne t'inquiète de rien Vernon chéri, j'ai tout prévu. Monsieur et madame Jones dormiront dans la chambre d'ami bleue, et leur fille dormira dans la rose. Je préparerai un rôtit pour ce soir, ainsi qu'un délicieux pudding pour le dessert. Et cet après-midi j'irai chercher le nouveau costume de mon Duddy chéri. Il va être si élégant ! Tu sais, mon Duddinouchet, Camille a exactement ton âge. Je suis sûre que vous allez très bien vous entendre ! Qui résisterait à un tel ange ?

L'oncle Vernon se contenta d'acquiescer, alors que Dudley semblait se préoccuper uniquement du nombre de tranches de bacon qui allaient remplir son assiette.

-Et toi, repris la voix grave de son oncle avec des accents menaçant, je te jure que si la moindre chose va de travers par ta faute, comme avec les Mason il y a quelques années, je ferai de ta vie un enfer. Compris ?
Harry fit oui de la tête, et leva les yeux au ciel. Des menaces, il en recevait trois fois par jour. Alors une de plus ou une de moins...

Quelques heures plus tard, assis sur la balançoire qu'il occupait habituellement lors de ses séjours à Privet Drive, il réfléchissait à la venue des invités de son oncle et de sa tante. Apparemment Mr Jones dirigeait lui-aussi une fabrique de perceuses, mais en France. Il avait cette fois-ci décidé de s'installer en Angleterre, son pays natal, et de s'associer avec l'oncle Vernon. Leur entreprise allait donc devenir la plus grosse d'Angleterre, doublant par la même occasion leur salaire. Peut-être que leur venue allait être une bonne chose pour Harry, finalement. Sa tante et son oncle allaient être moins sur son dos, et il aurait l'occasion de s'éclipser de la maison plus souvent.

Le jeune sorcier passa tout l'après-midi enfermé dans sa chambre, à lire Le Quidditch à travers les âges, son livre favori. A dix-huit heures la tante Pétunia entra dans la chambre d'Harry sans prendre la peine de frapper. Elle tenait des sacs dans ses mains.

-Je veux que tu sois un minimum présentable pour nos invités. Je ne veux pas que tu nous fasses honte. Voici des jeans, chemises ainsi que quelques pulls. Tu auras de quoi t'habiller correctement durant toute la durée de leur séjour avec ça.

-Merci.

Sa tante posa les sacs au milieu de la pièce, et sortit sans autre cérémonie. Elle cria tout de même en partant :

-Cache tous tes instruments et autres livres qui servent à ceux de votre espèce ! Et sois prêt à dix-neuf heures !

Une porte claqua, en l'occurrence celle de la chambre du jeune sorcier.

Une heure plus tard la sonnette de la porte d'entrée retentit, annonçant ainsi l'arrivée imminente d'une famille avec laquelle Harry ne savait pas à quoi s'attendre. « Pitié qu'elle ne soit pas comme Marge » fut sa seule prière. Il ne voulait pas risquer de gonfler quelqu'un comme un ballon, il avait déjà fait l'expérience, et bien que ce fût très divertissant, il ne fallait tout de même pas jouer avec le feu.

Un homme de haute stature fit son apparition dans l'entrée. Il devait avoir la quarantaine, était musclé et avait bonne mine. Il affichait un air réjoui. Une femme à peu près du même âge le suivit. Elle avait des cheveux blonds coupés au carré et portait des lunettes rectangulaires, donnant à son visage un petit air sévère. Elle faisait quelques centimètres de moins que son mari.

Enfin, leur fille fermait la marche. Harry fut stupéfait par sa beauté. De longs cheveux d'un blond vénitien encadraient son visage angélique, et de grands yeux verts rendaient son regard pétillant. Elle n'était pas très grande, Harry devait la dépasser d'une tête. Elle était mince, et une courte robe d'été noire la mettait en valeur.

Après un bref examen Harry détourna des yeux. Il dût se retenir de rire en voyant la tête qu'affichait Dudley. La bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, il dévorait des yeux la jeune fille sans aucune discrétion. Il était vraiment ridicule.

-Bienvenue mes amis ! Bienvenue à Little Whinging ! Venait de crier l'oncle Vernon tout en se précipitant sur son nouvel associé.

-Vernon ! Mon vieil ami ! Je te présente ma femme, Vanessa, et ma fille, Camille !

-Et voici mon épouse Pétunia, mon fils Dudley, et lui là-bas c'est Harry, mon neveu.

Conscient qu'une personne le fixait, Harry tourna la tête et se rendit compte que la dénommée Camille le dévisageait. Lorsque leurs regards se croisèrent, elle détourna les yeux, gênée.

-Dudley, Harry, soyez gentils de monter les valises à l'étage.

Pétunia leur désigna du regard les deux bagages qui encombraient l'entrée. Les deux jeunes hommes s'exécutèrent.

Harry déposa la valise de Camille dans sa chambre. Alors qu'il allait redescendre au salon, il se rendit compte qu'une très belle jeune fille se tenait dans l'embrasure de la porte.

-Merci d'avoir déposé mes affaires ici.

Sa voix était un doux soprano très agréable à entendre.

-Oh, de rien. Ce n'était pas très lourd.

-Au fait, enchantée de faire ta connaissance.

-Moi de même.

Ils se sourirent, et furent interrompus par Dudley, qui vint se poster à côté de Camille.

-Je vais te faire visiter la maison Camille.

-Ah euh, d'accord.

Elle ne semblait pas franchement emballée par la proposition, mais tentait de le cacher tant bien que mal.
Harry se dirigea vers sa chambre, n'ayant aucunement envie d'avoir droit à une visite guidée « spéciale Dudley ». Au milieu du parcours, il se stoppa lorsqu'on lui adressa la parole.

-Tu ne viens pas avec nous Harry ?

-Non. Je pense que je vais m'en dispenser.

-Pourquoi ? Lui demanda-t-elle plus bas, pour qu'il soit le seul à l'entendre.

-Tu le comprendras assez vite.

Harry jeta un coup d'½il vers Dudley, qui se goinfrait de chips en ce moment même. Il était hors de question qu'il passe plus de temps que nécessaire avec lui, sinon il allait avoir des envies de meurtre.

Une fois que Dudley se rendit compte que Camille le regardait, il lui fit un énorme sourire, laissant dévoiler une rangée de dents bien jaune, tout en continuant de mastiquer son casse-croûte. Le spectacle n'était pas vraiment beau à voir. Harry ria sous cape, et pénétra dans sa chambre.

Une demi-heure plus tard, un « A table !!!!! » retentit dans toute la maison. Camille et Dudley sortirent de la chambre de celui-ci. La jeune fille affichait un air apeuré, elle semblait au comble du désespoir. Elle le montra bien à Harry qui, curieux, demanda ce qu'ils avaient fait.

-Nous avons regardé le feuilleton préféré de Dudley, comment ça s'appelle déjà ? Demanda Camille.

-Les feux de l'amour. Répondit fièrement Duddinouchet.

Exaspérée, la jeune fille leva les yeux au ciel.

-Maintenant je comprends où tu voulais en venir tout à l'heure, chuchota Camille à Harry.

Le dîné fut long, mais fort heureusement les Jones semblaient être des gens parfaitement saints d'esprit. Les adultes parlaient entre eux, laissant les plus jeunes manger en silence. Au moment du dessert, cependant, Mrs Jones parut s'intéresser à Harry.

-Alors, dis-moi mon garçon, il paraît que tu ne vis chez ton oncle et ta tante que pendant l'été. Où es-tu donc pendant tout le reste de l'année ?

- Il étudie dans un pensionnat au nord de l'Angleterre. Répondit Pétunia à la place d'Harry. Et Dudley est placé dans un excellent établissement privé en plein c½ur de Londres. Son père l'a fréquenté avant lui. Cette école a une très bonne réputation, et une grande renommée. Vous pourriez peut-être y inscrire votre fille Vanessa. Je suis sûre qu'elle s'y plairait beaucoup.

-C'est très gentil à vous Pétunia, mais Camille est elle aussi placée dans un pensionnat. Nous l'y avons déjà inscrite. La contredit Mrs Jones.

-Oh, quel dommage ! Popkin aurait été ravi d'avoir Camille dans sa classe, n'est-ce pas mon chéri ?
Dudley émit un grognement en guise de réponse, la bouche pleine de pudding.

**********

Il était une heure du matin et Harry ne dormait toujours pas. Ne sachant pas comment s'occuper, il sortit de sous son oreiller la dernière Gazette du sorcier. Etait étalé noir sur blanc sur la première page :

Mystère au Ministère

Depuis juin dernier, le retour du plus puissant mage noir a été confirmé. Découvert par la brigade d'Aurors au grand complet, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom se tenait en plein c½ur du ministère, avec un Harry Potter inconscient à ses pieds. « Je l'ai vu de mes propres yeux. Il ressemblait à un serpent. Ses yeux étaient rouges, et deux fentes au milieu de son visage lui servaient de nez. C'était terrifiant. » Nous confie Percy Weasley, assistant du Ministre de la Magie, Rufus Scrimgeour. Mais les circonstances d'une telle réapparition restent à déterminer. Selon nos sources, un combat se serait engagé au Département des Mystères peut avant que les Aurors arrivent. Le Seigneur des Ténèbres se serait rendu au Ministère dans le but de voler une prophétie, si toute fois une telle chose existe. Nul doute qu'elle concernerait Harry Potter, qui se trouvait sur place, ainsi qu'Albus Dumbledore. Ces deux grands noms de la sorcellerie, calomniés durant plus d'une année alors qu'ils clamaient haut et fort le retour de Vous-Savez-Qui, sont depuis quelques jours acclamés par l'ensemble du monde de la sorcellerie, et représentent à eux-seuls la lutte contre le mage noir et ses disciples. Des murmures se répandent depuis quelques temps. Harry Potter est maintenant surnommé « L'Elu » ou encore « Le Survivant ». Tout le monde semble penser que la lourde tâche de sauver le monde de la sorcellerie du despotisme lui reviendra. En page 2, une biographie exceptionnelle est dédiée à ce personnage hors du commun. Suite de cet article page 3.


Harry referma brutalement le journal, et l'expédia dans sa poubelle. Depuis quelques jours, le professeur Dumbledore et lui faisaient la une de la Gazette. Les mêmes articles étaient rabâchés tous les jours, formulés différemment mais ayant principalement le même contenu.

Avec résignation, il éteignit la lumière de sa chambre, et se prépara à dormir d'un sommeil peuplé de cauchemars.

***********


Les deux jours qui suivirent furent longs et dénués d'intérêts. La maison des Dursley étant un peu surpeuplée, Harry passait ses journées à se balader seul. Son oncle et sa tante jouaient la comédie devant les invités, et faisaient comme si Harry faisait partie de la famille, mais que c'était un solitaire. Ils s'arrangeaient bien sûr pour qu'il ne puisse pas dire un mot, de peur qu'il ne fasse une bêtise.

-Je vais me promener, je reviendrai avant dix-neuf heures ! Lança Harry tout en quittant la maison après le déjeuner.

-Attends ! Je peux venir avec toi ? Demanda Camille avec un regard suppliant.

-Oui, si tu veux.

-Merci !

Harry jeta un coup d'½il à la tante Pétunia, qui était trop choquée pour prononcer un mot. Une personne qui recherche la compagnie d'Harry, son neveu tordu ? Impossible.

Il fut tiré de ses pensées par Camille, qui le poussa le plus vite possible jusqu'à la sortie. Une fois dehors, elle ne pu réprimer un soupir de soulagement.

-Harry, tu viens de me sauver la vie. Je n'aurai pas pu supporter Dudley une après-midi de plus. Comment fais-tu pour vivre avec lui ?

-Eh bien je sors toute la journée ou je reste enfermé dans ma chambre quand je suis chez lui.

-Mais, et ton oncle et ta tante ?

-Honnêtement, ils me méprisent autant que je les méprise. Ce sont les seules personnes qui peuvent m'héberger alors ils le font, mais à contrec½ur.

-J'ai remarqué que jusqu'à maintenant ils ne t'ont pas laissé dire un mot. Ils veulent te rendre transparent ?

-Tu es très perspicace, tu sais, ricana Harry.

-On me l'a déjà dit, en effet.

Camille adressa un sourire charmant au jeune sorcier. Ils étaient maintenant arrivés au terrain de jeux de Privet Drive qui était, comme à son habitude, désert. Ils prirent place sur les deux balançoires.

Ils discutèrent de choses et d'autres pendant une dizaine de minutes. Le courant passait bien entre eux. Aucun des deux adolescents ne voulait se montrer trop indiscret. Ils interrompirent leur discussion lorsqu'ils virent Dudley et sa bande s'approcher d'eux.

-Oh non, pas lui ! S'écria Camille.

-Ne t'en fais pas, ils ne viendront pas jusqu'à nous. Ils ont trouvé une nouvelle distraction, dit posément Harry.

-Une nouvelle distraction ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Tu vois le petit garçon là-bas ? Aujourd'hui, il va servir de souffre-douleur à mon cousin.

En même temps qu'il parlait, la bande de Dudley entoura ledit garçon, et Dudley se plaça au centre du cercle. Il s'apprêtait à frapper le pauvre môme.

-Quoi ? Alors ton cousin est ce genre de brute ? S'exclama Camille. Il ne faut pas le laisser faire !

-Je sais. Bon, toi tu restes ici, j'y vais.




Alors, comment trouvez-vous ce premier chapitre? J'en ai encore écrit quelques autres, alors si vous voulez que je poste la suite, dites-le moi!!!
Merci pour votre lecture, et pour ceux qui laissent une trace de leur passage via les commentaires!!!

PS: Si certaines personnes ayant un blog veulent être prévenues de la publication du chapitre 2, vous me laissez un commentaire et je vous envoie un message.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 13:13

Chapitre 2: Courage et entêtement

"Mais tu es fou ou complètement inconscient ? Explosa Camille. Là-bas il y a une bande de cinq brutes qui se feront un plaisir de te mettre en pièce si tu t'interposes !

-Oh, ne t'inquiète pas pour ça. Dudley sait à quoi s'attendre avec moi. Ils ne me feront rien. J'en ai pour cinq minutes. Toi, tu restes ici, ordonna Harry alors que la jeune fille commençait à se lever.

Il se dirigea alors avec assurance vers le groupe d'amis de son cousin. Il arriva juste à temps avant que le pauvre petit ne soit frappé.

-Hé ! Dudley, arrête ça tout de suite !

-Qu'est-ce que tu fais là toi ? Au cas où tu serais trop bigleux pour t'en rendre compte, nous sommes cinq, et tu es seul. Alors dégage si tu tiens à ta vie, Harry !

Dudley venait cependant de se figer en le voyant arriver. Mais sa voix était pleine de suffisance, il essayait encore de faire le caïd devant sa bande de copains stupides.

-Attends Dudley, j'ai en ce moment même une révélation. Harry s'arrêta de parler pendant quelques secondes, fit mine de réfléchir puis repris, comme s'il avait eu une illumination : Tu sais compter jusqu'à cinq ! Magnifique ! Tu n'es pas aussi bête que tu sembles l'être !

Son cousin, par réflexe, lâcha le petit garçon et s'approcha d'Harry. Le jeune sorcier ne bougea pas d'un millimètre. Il n'avait pas peur de Dudley, et le mettre en colère l'amusait.

-Tu veux vraiment que je te frappe ? C'est ça que tu veux Potter, avoue !

-De toute façon, tu ne le feras pas Duddy chéri. Alastor Maugrey, ça te dis quelque chose ? Tu sais, le monsieur bizarre au chapeau lui protégeant une partie du visage que tu as vu une fois ? Tu ne voudrais pas qu'il vienne te rendre une petite visite juste parce que tu m'as frappé.

Dudley trembla légèrement, et la peur se lut dans ses yeux bleus. Il n'eut pas le temps de dire un mot qu'une voix féminine derrière Harry intervint :

-Tes parents peuvent être fiers d'avoir élevé une racaille comme toi Dudley, crois-moi. Cracha Camille avec mépris.

Elle vint se planter juste à côté de Dudley, prit par la main le petit garçon haut comme trois pommes qui semblait terrifié. Constatant qu'il pouvait à peine bouger, la jeune fille le prit dans ses bras. Camille vint se poster à côté d'Harry, qui se demandait comment il était possible que cette fille, si fragile en apparence, soit si à l'aise et sûre d'elle alors qu'elle se trouvait entourée de cinq brutes.

-A partir de maintenant, dit-elle à Dudley, c'est fini. Tu ne frapperas plus personne. Harry est peut-être assez gentil pour ne rien dire à tes parents, mais ce n'est pas mon cas. Comment crois-tu qu'ils réagiraient si ce soir, en plein dîné, je leur vantais tes exploits ? Hors de ma vue, et ce n'est même plus la peine de m'adresser la parole à partir de maintenant.

Tout cela, avec une assurance désarmante. Harry en resta bouche bée. Dudley serra les poings, et partit sans demander son reste. Sa bande de copains le suivit sans se retourner. Aussitôt qu'ils se furent suffisamment éloignés, Camille demanda au petit garçon :

-Comment t'appelles-tu ? Est-ce qu'ils t'ont fait mal ?

-Je m'appelle Lucas dit-il faiblement. J'ai un peu mal au bras.

Camille le reposa au sol, et examina son bras gauche. Rien n'était apparent. Elle le palpa, et en constatant que le garçon grimaçait, elle en conclu qu'il allait avoir de beaux bleus.

-On va te ramener chez toi proposa-t-elle gentiment. Et je vais parler à tes parents. Je m'appelle Camille rajouta-t-elle. Et voici Harry. Tu peux le porter ? Je ne suis pas sûre qu'il soit en état de marcher.

Harry acquiesça, et prit le petit Lucas dans ses bras. Il leur indiqua le chemin pour aller jusque chez lui.
Camille expliqua brièvement la situation aux parents, et leur demanda de laisser une dernière chance à Dudley. Avec beaucoup d'arguments, elle parvint à les convaincre. « Cette fille est vraiment quelqu'un d'unique et d'extraordinaire » pensa Harry.

-Alors là je suis bluffé ! S'exclama Harry alors qu'ils rentraient au 4 Privet Drive pour le dîné.

-Pourquoi ?

-Défier publiquement Dudley alors que tu ne le connais même pas, c'était du pur et simple culot ! Ou du suicide. Tu es vraiment entêtée, tu sais ! Je t'avais expressément demandé de te tenir loin de tout ça, et toi tu te jettes dans la gueule du loup !

-Perspicace, entêtée, suicidaire. Je m'en souviendrais pour me décrire, si un jour je dois le faire. Mais toi, tu n'es pas mal dans le genre non plus. Toi aussi tu es allé défendre ce petit garçon tout seul. Moi je t'ai juste rejoint. Donc tu as la palme de l'acte le plus téméraire auquel j'ai assisté depuis deux semaines.

-Ce n'est pas la même chose. Moi je connais Dudley depuis toujours. Je sais comment m'y prendre avec lui. Toi, non. Tu es vraiment inconsciente, tu sais.

Camille leva les yeux au ciel, mais ne répondit pas. A ce rythme-là, les répliques allaient fuser, et cela ne finirait jamais. Harry l'appréciait réellement. Une fille mature, courageuse, sûre d'elle, qui a de la répartie, intelligente et tout cela avec un brin d'humour, cela ne courrait pas les rues. Et c'était sans prendre en compte le fait que, physiquement, elle n'était vraiment pas laide...

De son côté, Camille ressentait à peu près la même chose pour son nouvel « ami ». Dès qu'elle l'avait vu, elle s'était tout de suite sentie attirée par lui. Non, elle n'avait pas eu le coup de foudre, c'était quelque chose de plus complexe. Elle avait tout de suite sentie que ça allait coller entre eux, qu'il ne lui ferait jamais de mal volontairement. Comment pouvait-elle en être sûre ? Elle n'avait aucune réponse à cette question. Mais le plus intriguant était qu'elle avait eu l'impression d'avoir déjà vu son visage quelque part, elle pensait le connaître. Où et quand aurait-elle pu le rencontrer? Elle n'en avait pas la moindre idée.

Ce fut de très bonne humeur que les deux adolescents rentrèrent chez les Dursley. Lorsque Pétunia aperçue Camille riant avec Harry, le jeune sorcier crut que la mâchoire de sa tante allait se décrocher.

Le dîné fut moins long que d'ordinaire pour la simple et bonne raison que Camille n'hésitait pas à faire la conversation à Harry. Les adultes les regardaient discrètement. Les Jones semblaient ravis que leur fille se soit si rapidement fait un ami. Les Dursley, quand à eux, enrageaient. Leur fils chéri se retrouvait relégué au second plan, et tout cela à cause de leur neveu tordu qui leur menait, encore une fois, la vie dure.

Pour la première fois depuis le début de son séjour chez son oncle et sa tante, Harry ne fit pas de cauchemars cette nuit-là. Camille y était sûrement pour quelque chose. Le fait qu'elle se soit mise à lui parler l'avait fait sortir de sa solitude. La journée qui venait de s'écouler avait été divertissante, il avait oublié ses soucis et sa sombre destinée pendant quelques heures. Et il ne remercierait jamais assez sa nouvelle amie pour ça.

Les jours suivant furent très agréables. Jamais Harry ne s'était autant amusé chez les Dursley en quatorze années. Camille lui faisait la conversation, et ils passaient l'essentiel de leur temps au parc. Bien que très expansive, c'était une fille discrète, et la condition de sorcier d'Harry ne fut pas un problème. Ils glissaient sur certains sujets, ce qui arrangeait l'un et l'autre sans qu'ils le sachent. Harry ne faisait plus de cauchemars, et tous les graves problèmes maintenant omniprésents dans le monde de la magie se faisaient secondaires pour lui. Mais seulement pour un temps.

Le séjour des Jones toucha très vite à sa fin, et il fallut se dire au revoir. Harry était plus déçu qu'il ne voulait l'admettre. Il aurait bien aimé revoir Camille, mais elle n'était pas une sorcière, et l'année prochaine il dirait définitivement au revoir aux Dursley. Les chances de la revoir étaient donc infimes.

-Tiens Harry, il y a mon numéro de portable sur ce papier. Si il y a le moindre problème avec ta famille tu m'appelles, d'accord ? Ou même ne serait-ce que pour me donner de tes nouvelles une fois de temps en temps.

-Merci ! Répondit-il.

Il fourra le papier dans la poche de son jean, et passa une main dans ses cheveux, une vieille habitude de son père dont il avait héritée. Camille le regarda faire, et se figea tout à coup. Elle avait le regard fixé sur son front, à l'emplacement exact où se trouvait sa cicatrice.

Harry ne pu s'empêcher de ressentir de l'exaspération. Ce n'était ni plus ni moins qu'une cicatrice. Camille faisait comme tous ces sorciers qui, avant même d'adresser la parole à Harry, regardaient sa cicatrice légendaire avec fascination.

La jeune fille se reprit vite, mais au plus grand étonnement d'Harry, elle avait l'air surprise et troublée. Elle dit une phrase très bizarre en lui disant au revoir :

-A très bientôt, Harry.

Cette phrase on ne peut plus énigmatique sortit bientôt sa tête, car ce soir devrait normalement venir Dumbledore. Allait-il tenir sa promesse et amener Harry chez les Weasley après seulement deux semaines passées à Privet Drive ? Il en doutait. Il ne voulait pas espérer, car la déception ne serait que plus grande s'il devait rester plus longtemps que prévu chez les Dursley.
*********


1er septembre, à bord du Poudlard Express :

-Harry Potter ! Et Neville Londubat ! Quel plaisir de nous honorer de votre présence mes amis ! Allez-y, prenez place dans mon compartiment ! S'écria le professeur Slughorn avec enthousiasme.

Les deux amis se jetèrent un bref coup d'½il, prêts à s'ennuyer pour le reste de l'après-midi. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre. Harry écoutait à peine ce que disait Slughorn, l'entendre parler de la mère de Zacharias Smith l'intéressant peu.

-Et Camille Jones ! Vous êtes nouvelle ici non ?

Harry releva tout de suite la tête. Il identifia une chevelure blonde à l'exact opposé de là où il se trouvait. Ce n'était pas possible. Et pourtant c'était bien elle. La même fille qu'il avait connu cet été. Sa dernière phrase « A très bientôt Harry » lui revint en mémoire. Et là il comprit. C'était bel et bien une sorcière.

-C'est exact monsieur, répondit-elle calmement.

-Eh bien j'espère que votre intégration se fera rapidement, et que vous vous plairez à Poudlard. Mais dites-moi, comment se porte votre mère ?

-Elle va très bien, je vous remercie.

-Elle doit être ravie de son nouveau poste. Chef du département des Aurors, ce n'est pas rien ! Surtout en cette période sombre ! J'étais tellement déçu de la voir quitter Poudlard. Une de mes meilleures élèves.

Camille acquiesça, et retourna à la contemplation du paysage. Harry, quand à lui, était stupéfait. Vanessa, la mère de Camille, était un Auror ? Elles avaient bien caché leur jeu. Même lui n'avait rien décelé chez elles, n'avait pas trouvé un seul indice laissant supposer qu'elles étaient des sorcières.

Une fois sorti du compartiment, Harry campa à côté de la porte, laissant les autres partir. Malefoy attendrait. Il trouverait bien le moyen de savoir ce qu'il complote durant les prochaines semaines. Pour l'instant, il devait surtout saluer Camille.

-Pars sans moi Neville. Je n'en ai pas pour longtemps.

Son ami s'éloigna, et il attendit seul. Slughorn devait sûrement retenir Camille, car il entendait sa voix de l'extérieur du compartiment.

Deux minutes plus tard, enfin, Camille pénétra dans le couloir. Elle se prit les pieds dans l'un des tapis qui en recouvraient le sol. Harry la retint juste avant qu'elle ne tombe. Il remit Camille sur ses pieds.

-L'année commence bien grogna-t-elle. Puis, lorsqu'elle reconnu qui lui faisait face, elle s'écria : Harry ! Merci, tu viens de me sauver la vie !

-De rien ! Mais alors, tu es vraiment une sorcière ?

-Oui. Je me suis rendue compte que tu étais un sorcier alors que je te disais au revoir, quand j'ai vu ta cicatrice.

-Bah ça pour une surprise, c'est une surprise ! S'exclama Harry.

Il était vraiment ravi que Camille soit une sorcière. Il avait tellement sympathisé avec elle cet été, qu'il sentait qu'il en serait de même à Poudlard.

-Le monde est petit hein ?

Camille avait le sourire aux lèvres.

-Oui, c'est vrai. Tu es toute seule ? Tu veux venir dans mon compartiment ?

-Non, c'est gentil. Je connais quelques Serdaigles, je suis avec elles.

-Dommage. Je te garderai une place à côté de moi dans la grande salle si tu es envoyée à Gryffondor.

-Ma mère était à Serdaigle, alors je pense que je serai plutôt envoyée là-bas. Ne te donne pas la peine de me retenir une place. Mais c'est très gentil de ta part. De toute façon on va se voir souvent à partir de maintenant !

Elle avait l'air ravie. Harry ne pu que lui renvoyer le sourire qu'elle lui adressait.
Tous les élèves de Poudlard se retournaient sur le passage des deux amis. Ils se séparèrent toujours dans la joie et dans la bonne humeur lorsque Camille atteignit son compartiment.

-A plus tard Harry !

- A plus Camille !

A l'autre bout du couloir, il aperçut Ron qui le regardait bizarrement. Lorsqu'Harry arriva à sa hauteur, il ordonna :

-Je veux son nom, son âge, la maison à laquelle elle appartient, et aussi savoir pourquoi tu riais avec elle alors que l'on ne la connait pas.

-Ron ! Laisse Harry tranquille ! Il peut discuter et rire avec toutes les filles de Poudlard qu'il veut, cela ne te regarde pas ! Le sermonna Hermione.

Ron, qui ne l'écoutait pas, se contenta de fixer Harry, exigeant ses réponses.

-Très bien, elle s'appelle Camille, elle a notre âge, et est nouvelle à Poudlard. Content ?

-D'où tu la connais ?

-Ron ! Arrête ça tout de suite ! Harry, ne lui répond pas !

Hermione semblait exaspérée. Une nouvelle dispute allait encore éclater entre Ron et elle. Harry choisit de ne rien dire.

-Mais enfin Hermione, je suis son meilleur ami ! On se dit tout, n'est-ce pas Harry ?

Ron semblait convaincu qu'Harry allait venir à son secours, par solidarité masculine. Il se contenta de hausser les épaules.

-Quand vas-tu enfin respecter la vie privée des gens Ronald ?!

-On parle d'Harry, mon meilleur ami, mon frère, Hermione ! Ce n'est pas parce qu'il est plus proche de moi que de toi qu'il faut être jalouse comme ça !

Dans sa tête, Harry se dit : « Première bourde de lancée. Bravo Ron. Il va y avoir des cris. Cinq...quatre...trois...deux...un... »

-RONALD WEASLEY !
*********


-Désolé, cette place est prise !

Harry venait d'envoyer promener Romilda Vane, qui avait essayé de s'asseoir juste à côté de lui. Il espérait que Camille serait envoyée à Gryffondor, et qu'elle viendrait donc manger avec lui. L'attente ne fut pas longue, puisqu'elle passa avant les premières années.

Il l'aperçut monter su l'estrade d'un pas assuré, au contraire de tous les nouveaux qui semblaient terrorisés. Son c½ur s'accéléra, il voulait vraiment qu'elle soit envoyée dans la même maison que lui. Pourquoi y tenait-il tant ? Il ne l'avait vu que quelques jours, et pourtant il se sentait si confiant, si joyeux avec elle. Il ne savait pas pourquoi, cela restait un mystère.

De son côté, Camille était plutôt indécise. Bien sûr elle voulait rejoindre toutes ses amies à Serdaigle, celles qu'elle connaissait depuis qu'elle était petite. Mais d'un autre côté, se retrouver à Gryffondor avec Harry était plutôt tentant. Elle s'assit sur le tabouret, et le professeur Mc Gonagall lui posa le chapeau sur la tête.

« Hein, une française. Oui, je vois, tu es très intelligente, studieuse, tu veux réussir. C'est tout en ton honneur. Mais tu as aussi beaucoup de courage, une qualité précieuse en ces temps sombres, qu'il ne faut pas prendre à la légère ou sous-estimer. Cette année, beaucoup devront choisir leur camp. Quel est le tien ?

-Celui d'Harry Potter, chuchota Camille.

-Oh, je vois aussi de la loyauté envers tes amis. Et une grande sympathie pour celui qui es appelé l'Elu. Mais ne serait-ce pas un peu plus ? Oui, tu es perdue, je le sens. Ce n'est pas grave. J'ai trouvé ta maison de toute façon.

Alors, le choixpeau cria, de façon à être entendu de tout le monde :



Je suis sadique de couper à un moment pareil, je suis désolée, mais je ne peux pas m'en empêcher! J'espère que vous avez apprécié ce deuxième chapitre. J'ai été très touchée par vos commentaires pour le premier, merci beaucoup. Pour ceux qui veulent être prévenus de la publication de la suite, laissez un commentaire sur cet article et je vous enverrais un message.
Merci pour vos visites et vos commentaires.

# Posté le mardi 09 décembre 2008 16:18

Chapitre 3: Le Bien ou la Facilité

Chapitre 3: Le Bien ou la Facilité
Alors, le choixpeau cria, de façon à être entendu de tout le monde :

-GRYFFONDOR !
La table la plus à gauche de la grande salle explosa littéralement. Tous tapaient sur les tables, applaudissaient, et certains sifflaient. Camille fut émue par cet accueil on ne peut plus chaleureux, et se dirigea vers ses nouveaux camarades. Beaucoup de garçons voulaient l'avoir à côté d'eux, mais elle déclina les invitations quand elle repéra Harry qui lui fit un signe de la tête. A sa gauche, une place était libre. Elle ne pu retenir un sourire. Qui de lui ou d'elle était le plus entêté, elle ne le savait pas.

Une fois qu'elle fut assise, Camille constata qu'une bonne partie de l'école regardait Harry et elle tour à tour.

-Tu es si célèbre que ça ? Lui demanda-t-elle.

-Ce n'est pas moi qu'ils regardent, c'est toi, lui répondit amicalement Harry.

Ils ne purent poursuivre la discussion car les répartitions avaient repris. Une fois qu'elles furent terminées, Harry fit les présentations.

-Camille voici Ron, sa s½ur Ginny, Hermione, Dean, Seamus et Neville.

-Enchantée, leur dit-elle.

-Bienvenue à Poudlard, renchérit Hermione.

Tout en mangeant, les voisins de Camille faisaient sa connaissance, et demandaient comment était Beauxbâton. La discussion se porta ensuite sur Poudlard, et enfin sur le choixpeau.

-Le choixpeau a eu du mal à se décider à t'envoyer à Gryffondor, non ? Il a mis beaucoup de temps avant de prononcer sa décision, remarqua Hermione.

-Oui, il a hésité avec Serdaigle mais ensuite il a dit que le courage était une qualité très importante par les temps qui courent, et que beaucoup d'élèves devraient choisir leur camp cette année. Je l'ai trouvé très bizarre.

-Qu'entendait-il par choisir son camp ? La questionna Ron.

-Eh bien se ranger du côté d'Harry et Dumbledore, ou du côté de Voldemort je suppose.

Dès qu'elle eut prononcé le nom tant redouté, les réactions ne se firent pas attendre. Le dénommé Seamus recracha son jus de citrouille, et Ron s'étrangla à moitié avec sa saucisse. Ginny trembla légèrement, et Dean regarda sa purée droit dans les yeux, faisant comme s'il n'avait rien entendu. Seuls Harry et Hermione restèrent de marbre.

-Ne me dites pas que vous avez peur de prononcer son nom, c'est du n'importe quoi. C'est exactement ce que Voldemort veut. Ce n'est qu'un nom, rien de plus.

-C'est exact Camille, mais ils ont du mal à s'y faire. Et tu seras peut-être surprise d'apprendre qu'à Poudlard, seules quelques personnes osent nommer Voldemort.

Hermione, tout en parlant, tapait le dos de Ron pour qu'il ne s'étouffe pas.

A ce moment-là Dumbledore se leva et fit son discours. A la fin de celui-ci, il demanda aux préfets et préfets en chef de conduire les premières années à leurs dortoirs. Hermione et Ron se levèrent, et lancèrent des ordres à gauche et à droite.

-Une petite visite du château, ça te dis ? Venait de lui demander Harry.

-Avec plaisir !

Ils se levèrent, se fondirent dans la masse des élèves qui voulaient regagner leur salle commune, puis foncèrent dans un couloir désert.

-Où est-ce que tu m'emmènes ? Demanda Camille.

-Dans le parc. C'est la nuit qu'il est le plus beau. Nous avons une petite demi-heure avant le couvre-feu.

Et Harry ne mentait pas. Un nombre impressionnant d'hectares s'étendaient à perte de vue. Le parc était réellement splendide. Camille distingua au loin ce qui semblait être un immense stade de Quidditch.

-Est-ce que c'est bien ce que je crois que c'est ? Demanda-t-elle à Harry, espérant que ce qu'elle voyait soit bel et bien réel.

-Eh oui, c'est le terrain de Quidditch. Tu veux qu'on s'approche ?

Les yeux de Camille brillèrent d'envie, et Harry n'eut pas besoin d'une réponse verbale de sa part pour comprendre qu'elle mourrait d'envie d'y aller.

Ils marchèrent quelques minutes, avant d'arriver à hauteur des estrades. Harry se hissa jusqu'au sommet, et tendit sa main pour aider Camille à sauter. Lorsque leurs mains entrèrent en contact, un courant électrique, bref mais puissant, les firent sursauter. Ils firent tous deux semblant de n'avoir rien ressentit, mais aucun n'était vraiment dupe. Le silence s'installa, et Camille ne pu s'empêcher de pousser un soupir de contentement à la vue du gigantesque terrain de Quidditch qui s'offrait à elle.

-J'aime déjà Poudlard. Ce terrain fait au moins deux fois la taille de celui de Beauxbâton. Qui s'occupe des sélections pour constituer l'équipe de Quidditch de Gryffondor ?

-C'est le capitaine de l'équipe qui décide qui fera partie de l'équipe.

-Et qui est le capitaine ? Il faut absolument que je fasse partie de cette équipe.

-C'est moi.

Harry lui fit un grand sourire, visiblement satisfait par ce nouveau poste.

-Super ! Oh, mais c'est vrai, tu es un grand joueur de Quidditch ! Fleur ne tarissait pas d'éloges à ton sujet lors de la coupe des Trois Sorciers! Il faut absolument que tu me dises quand auront lieu les sélections !

-Aucun problème, je te préviendrais. Tu joues à quel poste normalement ?

-Attrapeur. C'est disponible ?

-Désolée Camille, lui dit Harry tout en retournant au château, j'occupe déjà le poste. Mais tu pourras peut-être auditionner pour les autres.

-Oh, dommage. Cela faisait cinq ans que je jouais à celui-là, mais bon, je n'ai pas le choix. Je me débrouille pas mal avec un Souafle dans les mains, je tenterais ma chance. Et il y a combien de matchs dans l'année ?
Harry la renseigna sur le déroulement du championnat, et il eut tout juste fini ses explications lorsqu'ils arrivèrent devant le portrait de la Grosse Dame.

-Ad hominem ! Prononça Harry avec assurance.

Camille fut ébahie de voir le portrait s'ouvrir sur une gigantesque salle entièrement décorée de rouge et or.

-C'est la salle commune des Gryffondor, glissa Harry à l'oreille de Camille. C'est ici que nous nous réunissons tous. Une salle existe pour chaque autre maison.

Camille aperçue Hermione s'approcher d'elle.

-Tiens, salut vous deux ! Camille, nous dormons dans le même dortoir puisque nous sommes de la même année. Tu veux que je te le montre ?

-Oui, ça serait gentil de ta part Hermione.

-Super ! Dis bonne nuit à Harry, je ne pense pas que nous redescendrons.

Hermione, tout en disant cela, fit un sourire à Camille, comme pour l'encourager à avoir confiance en elle.

-Bonne nuit Harry ! A demain !

Camille fit deux bises à Harry, qui parut surpris. Puis elle se souvint.

-Oups, désolée. On se fait tous la bise en France pour se dire bonjour et au revoir.

Harry se contenta de rire et souhaita lui aussi bonne nuit à Camille. Cette fille était vraiment spontanée et on ne peut plus sympathique.

Hermione souhaita bonne nuit à quelques personnes dont le nom échappait encore à Camille. Elles montèrent les escaliers en colimaçon mais, avant d'entrer dans ce qui semblait être leur dortoir, Camille entendit une voix lancer à voix haute :

-Belle prise cette française, Harry !

Automatiquement, elle se stoppa.

-Seamus, toujours égal à toi-même à ce que je constate, soupira Harry d'une voix exaspéré. Premièrement elle s'appelle Camille, et deuxièmement, c'est juste une amie.

-Donc je peux tenter ma chance alors ? J'ai pour règle de ne jamais piquer une conquête à un de mes amis qui est arrivé avant moi.

Camille n'eut pas le plaisir d'entendre la réponse d'Harry puisqu'Hermione la tira par le bras et ferma la porte du dortoir.

-Seamus est impossible en ce qui concerne les filles. C'est un vrai obsédé. Il valait mieux que tu n'entendes pas la suite. Crois-moi, je te dis ça par expérience. Harry l'a sûrement remis à sa place à l'heure qu'il est.

-Ah, d'accord. Bah, merci Hermione.

-Je t'en prie. Donc, voici notre dortoir. Nous ne serons que deux dedans, mais si un jour tu veux changer de partenaire, tu n'auras qu'à le demander au professeur Mc Gonagall.

-Je pense que ça ira. Tu as l'air sympathique, et si tu es amie avec Harry et que tu « oses » appeler Voldemort par son vrai nom, je crois que nous allons pouvoir nous entendre. »

Camille, qui avait l'habitude de dire ce qu'elle pensait aux gens, ne fut pas déçue de l'avoir fait une fois de plus. Hermione la prit dans ses bras, et lui expliqua gentiment pendant plus de deux heures diverses choses à savoir sur Poudlard.

Ce fut a beau milieu de la nuit que les filles décidèrent de dormir, et Camille se glissa dans les couvertures chaudes de son nouveau lit, prête à commencer son année scolaire à Poudlard.

**********

« Donc, Miss Jones, quelles matières allez-vous prendre pour vos aspics ? Demanda le professeur Mc Gonagall. Je vois que vous avez eu d'excellents résultats à vos Buses, vous pouvez donc choisir ce que vous voulez.

-Défense contre les forces du Mal, potion, botanique, sortilèges, métamorphose et arithmancie.

Deux secondes plus tard, le professeur tendit son emploi du temps à Camille. Elle avait dès maintenant deux heures de temps libre.

-Alors, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Demanda Harry une fois qu'ils eurent finis leur petit-déjeuner. On a deux heures à tuer le temps.

Aussitôt, le visage de Camille s'illumina.

-J'ai envie d'aller sur le terrain de Quidditch. C'est possible ?

-Il ne devrait pas y avoir de problème. Je vais réserver le terrain au cas où, tu n'auras qu'à aller chercher ton balai pendant ce temps-là. On se retrouve dans quinze minutes dans la salle commune, d'accord ?

-Super ! Merci Harry !

Pressée de remonter sur son balai et de découvrir Poudlard par les airs, Camille s'élança en courant dans son dortoir.

Quinze minutes plus tard, elle redescendit en tenue de sport moldue dans la salle commune. Harry et Ron étaient déjà là.

La plupart des garçons présents se retournèrent sur son passage. « Tous les mêmes, pensa-t-elle, je sors un short et un débardeur, et ils en louchent tous. »

-On y va ? Demanda Camille à Ron et Harry.

Elle se rendit compte qu'aucun des deux ne l'écoutait. Harry la dévisageait de la tête au pied, et Ron semblait contempler avec admiration le balai qu'elle tenait fermement.

-Est-ce que c'est vraiment ce que je crois que c'est ? Finit par demander Ron. Un éclair de feu ?

-Oui, c'est ça.

Harry reporta alors toute son attention sur le balai.

-Bah dis-donc ! Avec un engin pareil Harry, t'as intérêt à la prendre dans ton équipe !

-Ron... Je ne prends personne dans mon équipe parce qu'il a un bon balai. Ça serait stupide. Bon, on y va ?

Une fois arrivée sur le terrain de Quidditch, Camille ne pu se retenir plus longtemps. Elle enfourcha son balai, et commença à parcourir le terrain. La sensation enivrante de se tenir à plus de vingt mètres du sol, et cela à grande vitesse, se fit de nouveau ressentir. Elle se sentait si vivante sur son balai... Plus rien ne se passait, tous les soucis disparaissaient, seul le plaisir de voler existait encore. Elle se sentait vraiment dans son élément. Elle était juste heureuse.

Elle se posa sur le sol après un échauffement d'une dizaine de minutes, et fut rejoint d'abord par Harry puis ensuite par Ron.

-Bien, alors Harry, je te propose un petit défi. Nous allons tous les deux nous mettre à la poursuite d'un vif d'or qui circulera dans l'enceinte du terrain. Le gagnant donnera un gage au perdant. Tu es partant ?

-Et comment. Je veux voir ce que tu vaux, Camille.

-Parfait.

Elle sortit un vif d'or de sa poche. Elle l'avait gagné à Beauxbâton lors de sa première victoire. Madame Maxime lui en avait fait cadeau. Elle le lança dans les airs. Ensuite Harry et elle décollèrent.

Pendant plus d'une heure ils parcoururent le terrain à la recherche de la petite balle dorée. Camille venait de se poster près d'Harry pour arrêter la partie lorsqu'ils aperçurent tous deux en même temps le vif d'or. Ils s'élancèrent à sa poursuite. Harry était plus lourd que Camille, il allait donc plus vite, mais celle-ci maîtrisait mieux les virages grâce à sa silhouette fluette. Lorsqu'elle se trouva à moins d'un mètre du vif d'or, son c½ur s'accéléra. Harry et elle étaient collés épaule contre épaule, chacun avait la main tendue, prête à se refermer sur la petite balle, et ainsi gagner la partie.

« Allez, vas-y Camille, tu peux le faire ! » se disait-elle dans sa tête. Alors la balle plongea dans le vide. Elle réagit extrêmement vite, mais Harry eu l'avantage avec son poids, et prit un peu d'avance. Il s'empara de la balle à seulement quelques centimètres du sol et atterrît sur ses pieds, rayonnant.

-Tu maîtrises bien la feinte de Wronski, Harry. Je m'incline, tu es meilleur que moi.

Camille souriait de toutes ses dents. Enfin elle trouvait un adversaire à sa taille.

-Merci. Tu es une joueuse excellente, Camille.

-Alors, quel est mon gage ?

-Je peux y penser et te le donner plus tard ?

-Bien sûr, mais promet-moi que j'aurais droit à une revanche. Je ne vais pas rester sur ma fin.

-Je te le jure, foi d'Harry Potter.

-Parfait ! Rentrons alors. Je ne veux pas arriver en retard à mon premier cours.

Ils repartirent tous les trois de bonne humeur, prêts à attaquer leur nouvelle année scolaire.

**********

Fin Novembre
Camille alla s'affaler dans un des canapés de la salle commune des Gryffondors. La journée avait vraiment été épuisante. Hermione s'assit à côté d'elle. Elles venaient juste de terminer leur cours d'arithmancie, et avaient une quantité de devoirs impressionnante à faire.

-Au fait, Harry, il faut absolument que mardi soir nous ayons entraînement de Quidditch. Je viens de parler à Slughorn, sa prochaine soirée aura lieu à cette date. Par pitié, évite-moi ce calvaire !

Camille lança un regard suppliant à Harry, qui ne pu lui refuser sa requête. Lui-même fuyait comme il le pouvait toutes les soirées de Slughorn.

-Mais enfin, se fâcha Hermione, vous n'allez quand même pas fuir toute l'année. Ne me laissez pas toute seule à chaque fois ! Camille, fais un effort s'il te plaît.

-Désolée, mais ce que tu me demande est au-dessus de mes forces Hermione. Ron, Harry, vous voulez voler un peu ? Ça nous changera les idées.

-Je suis partant ! S'exclama Ron.

Il sauta sur ses pieds tout à coup en forme, et gagna son dortoir.

-Je pense que ça ne me fera pas de mal, finit par dire Harry.

Camille remonta dans son dortoir, Hermione sur ses talons.

-Tu veux venir regarder, Hermione ? Je pourrais même te prêter mon balai si tu veux.

-Non merci Camille. Je vais te laisser t'entraîner avec les garçons. Ce n'est pas parce que vous avez gagné contre Serpentard que vous allez remporter la coupe.

Camille acquiesça, enfila sa tenue de Quidditch aux couleurs de Gryffondor, prit son balai et sortit.

-A tout à l'heure Hermione ! Cria-t-elle en fermant la porte du dortoir derrière elle.

Camille se plaisait vraiment beaucoup à Poudlard. Cela faisait trois mois qu'elle y était, et tout se passait pour le mieux. Hermione et elle étaient devenues presque inséparables, et elle faisait partie de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, au poste de Poursuiveur. Elle s'entendait aussi très bien avec Harry et Ron, et tout le monde était très gentil avec elle. Sauf les Serpentards.

Elle joua une petite heure avec Ron et Harry, avant de rentrer au château pour manger. Une fois de plus Seamus s'assit à côté de Camille. Cela faisait environ un mois qu'il la draguait, et la jeune fille n'en pouvait plus.

-Alors Camille, tu as passé une bonne journée ?

-Oui, oui. Eluda-t-elle.

Elle commença à parler à Harry, qui était en face d'elle, pour fuir Seamus. Mais il revint à l'attaque cinq minutes plus tard.

-Au fait Camille, ça te dirais d'aller faire un tour de balai tout à l'heure avec moi ?

Elle failli recracher sa soupe, avala de travers et répondit difficilement :

-Désolée, mais je suis débordée. J'ai plein de devoirs à faire.

-Oh, ce n'est pas grave. Ça sera pour une prochaine fois. Mais tu as compris quelque chose au devoir à faire pour Rogue ? Parce que moi, je sèche. Tu ne voudrais pas m'expliquer ?

-Euh, eh bien je ne l'ai pas encore fait. Donc je ne pense pas pouvoir t'aider là.

Hermione arriva à ce moment-là, et Seamus partit peu après.

-Ouf ! J'ai vraiment cru que je n'allais pas m'en sortir vivante cette fois-ci.

-Pourquoi tu ne lui dis pas simplement que tu ne veux pas sortir avec lui ? Demanda Ron.

-Je n'ai pas envie d'être trop dure avec lui. Je préférerais qu'il le comprenne par lui-même. Ça sera plus facile pour tout le monde.

Après avoir mangés, lorsque les quatre amis pénétrèrent dans la salle commune qui était vide, ils aperçurent Seamus avachi sur une table, seul. A la vue de Camille il se redressa.

-Euh, Camille j'ai quelque chose à te demander.

« Oh non, par pitié, la malchance me poursuit vraiment. » pensa-t-elle.

-Oui, Seamus. Qu'est-ce que c'est ? Dit-elle à contrec½ur.

-Tu veux bien sortir avec moi ?

Ça y est. La bombe était lâchée. Camille jeta un coup d'½il à Ron et Hermione, qui ne savaient pas où se mettre. Harry la regardait avec insistance, son visage dénué d'émotion. Mais elle eu tout de même l'impression que ses yeux verts étaient plus froids que d'habitude.

-Euh, je suis désolée Seamus, je t'aime bien, mais seulement en temps qu'ami.

Elle qui était censée être courageuse regardait ses pieds, en espérant qu'il parte au plus vite. Elle détestait toujours faire ça, briser un c½ur. Mais après tout, ce n'était quand même pas de sa faute si elle attirait les garçons, non ? Elle ne faisait rien de particulier pour leur plaire, elle restait elle-même.

-Ah, d'accord. Mais tu sais, je pense que tu t'amuserais vraiment avec moi. J'ai pas mal d'expérience avec les filles, et je sais ce qu'elles veulent.

N'ayant pas envie d'en entendre davantage, Camille commença à monter l'escalier en colimaçon pour se réfugier dans son dortoir. Mais Seamus poursuivit :

-On pourrait prendre du bon temps toi et moi ! Et on s'accorde plutôt bien, on est blonds tous les deux !

Camille cria du haut du premier étage, se montrant aux yeux de ses trois amis et de Seamus :

-Je préfère les bruns !

Ensuite elle tourna les talons, et fit claquer la porte de sa chambre.

Elle s'assit ensuite sur son lit, et médita ce qui venait de se passer. Seamus s'était vraiment mal comporté envers Camille, elle qui avait essayée de se montrer compréhensive. Sa journée avait été longue, mais en plus il fallait que les affaires de garçons viennent envenimer la situation !

-Camille ? Camille ?! Est-ce que tu m'écoutes ?

Elle n'avait pas entendue Hermione arriver, plongée dans ses pensées.

-Hein ? Ah, pardon Hermione. Qu'est-ce que tu viens de dire ?

-Que Seamus est parti dans son dortoir, donc si tu veux tu peux redescendre dans la salle commune. On fera nos devoirs.

-Euh, honnêtement, je ne crois pas que j'aurais la tête à ça ce soir. Je vais plutôt rester ici un peu.

-Fais comme tu veux. Mais je pense qu'il vaudrait mieux que tu te changes les idées, quitte à ne pas travailler prends au moins un livre et reste avec moi.

Camille se dit que finalement, Hermione avait raison. Elle prit le livre sur l'histoire de Poudlard, et s'apprêta à suivre Hermione en bas. Mais elle la retint avant qu'elle n'ouvre la porte de la chambre dans laquelle elle dormait.

-Je voudrais savoir pourquoi tu as dit que tu préférais les bruns tout à l'heure. Je n'ai pas vraiment saisi sur le moment. Maintenant j'ai une vague idée, mais je voudrais savoir si je me trompe.

-Bah, en fait, je ne sais pas trop pourquoi moi non plus. C'était surtout pour fermer son clapet à Seamus. Mais c'est vrai, en général j'aime bien les bruns. Pourquoi ça t'intéresse au fait Hermione ?

-Oh, pour rien. Bon, on descend ?

Quand elle fut dans la salle commune, Camille aperçut Ron et Lavande s'adonner à un échange de salive aux yeux de tous, et Harry lire un livre. Romilda Vane essayait de capter son attention en gloussant le plus fort possible. Cela énerva Camille plus qu'elle ne voulu bien l'admettre. Hermione s'installa dans un fauteuil, et Camille dans le canapé à côté d'Harry.

-Alors, Seamus s'est remis de ses émotions ? Demanda-t-elle, sarcastique.

-Il est un peu sonné. Faut dire, tu l'as royalement envoyé balader, rigola Harry.

-Hey ! Ce n'est pas drôle ! Rétorqua Camille, d'un air faussement contrarié. J'étais vraiment gênée, et il ne s'est pas montré très compréhensif !

-Bah ça, c'est Seamus, il faudra t'y faire, ajouta Hermione tout en continuant d'écrire sur un long rouleau de parchemin.

-Franchement Camille, tu aurais dû voir sa tête quand tu as dit que tu préférais les bruns et que tu as claqué la porte de ta chambre... J'ai eu du mal à ne pas rire.

-Mais c'était le but, mon cher, c'était le but.

Camille passa une agréable soirée dans l'ensemble. Harry se montrait très divertissant quand il le voulait, et il parvint même à la faire rire de la situation dans laquelle elle s'était trouvée.

Lorsqu'elle alla se coucher, Camille se sentait détendue, et soulagée que cette journée soit enfin finie. Pourtant la nuit ne fut pas des meilleures.

-Camille, je n'en peux plus. J'ai cru devenir fou quand Seamus t'as demandé de sortir avec lui. Je suis amoureux de toi. Tu veux bien sortir avec moi ?

Elle se trouvait dans les vestiaires menant au terrain de Quidditch, et Harry venait de lui faire cette déclaration. C'était inespéré, et pourtant c'était bien arrivé. Se dispensant de l'obligation de répondre, Camille se jeta à son cou et l'embrassa avec passion. Harry répondit à son baiser, et son c½ur fit de petits bonds de joie. Soudain les vestiaires s'assombrirent, faisant place à trois silhouettes encagoulées. Elles s'approchèrent de Camille, et lui firent subir un sortilège doloris. La douleur était insoutenable, si intense... Alors une des trois silhouettes enleva sa capuche. C'était bien elle, Bellatrix Lestrange. Plus terrifiante que jamais. Pendant ce temps, les deux autres mangemorts saisirent Harry et disparurent avec lui. La douleur s'arrêta au même moment.

-Tu ne reverras plus les personnes que tu aimes, Camille Jones. Tu les verras partir les unes après les autres, et toi tu resteras là. Je te garderai pour la fin, ma petite.



Et voilà un autre chapitre, plus long que les précédents. Je pense que tous les prochains chapitres feront cette taille-là, puisque si vous attendez une semaine avant d'avoir une suite, autant que cela vous prenne plus qu'une ou deux minutes de lecture!
Comme d'habitude si vous voulez que je vous prévienne quand je posterai la suite, vous me laissez un commentaire sur cet article!
A très bientôt, et merci à tous ceux qui lisent ma fiction et laissent une trace de leur passage.

# Posté le mardi 16 décembre 2008 15:00

Modifié le mardi 16 décembre 2008 15:17

Chapitre 4: Tu n'es pas seule

Chapitre 4: Tu n'es pas seule
Camille se réveilla soudainement, en nage. Sa respiration était hachée, et son c½ur battait une chamade désordonnée. Elle regarda partout autour d'elle, la peur la tenaillant. Où étaient les mangemorts, et surtout Bellatrix ? En tout cas pas ici. Mais ils étaient en vie, et c'était intolérable pour la jeune fille. Elle ne cessait de se répéter « ce n'est qu'un cauchemar, ce n'est qu'un cauchemar », mais tout avait été si réel qu'il était impossible qu'elle arrive à se convaincre. Sans qu'elle le veuille, les larmes se mirent à couler. Elle tremblait de tous ses membres, et aucun son n'arrivait à sortir de sa bouche. Elle était en train de faire une crise d'angoisse. Ne supportant plus le noir qui l'entourait, elle chercha à tâtons sa baguette, lança un lumos et sortit de sa chambre.

De la lumière émanait de la salle commune, et elle se dit que même rencontrer Seamus serait mieux que de rester seule. Elle descendit les escaliers sans bruit, mais ne trouva personne. C'était le feu de cheminée qui produisait cette faible lumière. Camille s'écroula lourdement dans le canapé le plus près du feu, et attendit.

Elle essayait de ne penser à rien, ou au moins pas à son cauchemar, mais les images étaient vraiment trop réelles pour pouvoir être oubliées si vite. Elle se rappelait même la douleur. Elle ne pu retenir ses larmes, qui coulèrent une nouvelle fois sur ses joues, alors qu'elle restait silencieuse. Les tremblements reprirent de plus belles, et à ce moment-là le tableau de la salle commune s'ouvrit.

« Camille ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Mais, tu pleures ! S'écria Harry d'une voix anxieuse, accourant près d'elle. Ça va ?

-ça va très bien, merci. Ne t'en fais pas pour moi.

Camille se sentit un peu plus légère lorsqu'Harry s'accroupit à côté d'elle, la scrutant avec inquiétude. Son cauchemar parut moins réel puisque le principal concerné se trouvait en face d'elle, toujours vivant.

-Je vois bien que ça ne va pas. Tu trembles comme une feuille, et tes yeux sont tout rouges. Qu'est-ce qui s'est passé ?

-Rien du tout. J'ai juste fait un horrible cauchemar, bredouilla-t-elle en séchant ses larmes. Mais toi, que fais-tu hors de ton dortoir à cette heure-ci ?

-J'ai été me promener un peu.

-Et je peux savoir comment tu t'es débrouillé pour ne pas te faire prendre ?

-Avec ceci.

Harry lui montra une cape, et s'en recouvrit le corps. Alors, Camille pu seulement voir sa tête, le reste étant devenu transparent.

-Une cape d'invisibilité, non ? Demanda-t-elle.

-Exact. Mais celle-ci est authentique. C'est vraiment très pratique.

-Et quel est l'intérêt d'aller se promener dans le château à cette heure-ci ?

-Comme toi, j'ai fait un cauchemar. Et Poudlard est vraiment idéal pour se changer les idées. Tu veux aller faire un tour ? Il existe une salle très sympa que peu de gens connaissent. Sinon, on peut aller dans les cuisines manger ou boire quelque chose.

-Pourquoi pas. Montre-moi cette salle, je suis curieuse.

Camille se leva, et frissonna. Il faisait vraiment froid et elle n'avait pas pris de pull. Harry lui tendit en parfait gentleman son sweat-shirt, qu'elle enfila sans broncher.

-Merci, lui dit-elle.

-De rien. Bon, tu viens sous la cape avec moi ?

-Il y aura assez de place ?

-Largement. Ron et Hermione y rentrent avec moi.

Elle se rapprocha timidement d'Harry. Lorsque leurs épaules en virent à se cogner, il les couvrit de sa cape.
Ils traversèrent divers couloirs, faisant le moins de bruit possible avec leurs pieds. A chaque fois qu'Harry frôlait Camille celle-ci se mettait à frissonner, et ses mains tremblaient. Elle essayait de se convaincre que c'était son cauchemar qui la mettait dans cet état-là, mais rien n'y faisait. Chaque contact, le plus infime soit-il, décuplait ses sensations. « Ne me dites pas qu'Harry Potter me fait de l'effet, par pitié ! » pensait-elle dans sa tête.

Elle était plongée dans ses pensées lorsqu'Harry se stoppa net. Elle lui rentra dedans, et il dû la retenir pour qu'elle ne tombe pas. D'un signe, il lui intima de ne rien dire. Alors Camille entendit les bruits de pas. Ses yeux s'écarquillèrent de peur, et elle se figea, telle une statue. Harry fit de même. Ils virent donc émerger d'un autre couloir le professeur Dumbledore, sifflotant tout en marchant d'un pas lent mais énergique. Sa main droite noircie pour on ne sait quelle obscure raison portait une énorme bague fendue. Il tourna la tête et dévisagea –en tout cas ce fut ce qui semblait à Camille- Harry et elle tour à tour. Puis elle se rappela qu'elle était censée être invisible. Aussi vite qu'ils les avaient regardé, le professeur Dumbledore était parti.

-Tu penses qu'il nous a vus ? Chuchota Camille, une fois qu'il fut suffisamment loin. J'ai la désagréable impression qu'il m'a dévisagée.

-Oui, je crois qu'il nous a vus. Mais il ne dira rien, ne t'en fais pas.

Ils continuèrent leur route pour finalement s'arrêter au beau milieu d'un couloir, face à un mur nu.

-Donc, Camille, dis-moi où voudrais-tu être en ce moment ? Est-ce qu'il y a un lieu que tu affectionnes particulièrement ?

-Euh, je n'en sais rien, répondit-elle avec méfiance. A quoi riment ces questions ?

-Tu verras. Laisse-moi te montrer la salle la plus épatante de Poudlard.

Harry enleva la cape d'invisibilité, et fit trois fois un aller-retour devant le mur, ne disant rien, apparemment très concentré. Une fois qu'il se fut stoppé, une porte en fer forgé apparut sur le mur. Harry l'ouvrit avec assurance, et prit Camille par le bras pour qu'elle entre. La jeune fille fut époustouflée de découvrir une salle dotée d'une imposante bibliothèque, de canapés qui paraissaient confortables, une gigantesque cheminée ainsi qu'au fond de la salle, un espace aménagé pour s'entraîner aux duels. Les murs étaient ornés des blasons de trois des quatre maisons de Poudlard.

-Waouh ! Fut tout ce que pu dire Camille.

-Voici la salle sur demande. Je t'ai emmené là où se passaient toutes les réunions de l'AD, dont je t'ai déjà parlé.

-C'est si impressionnant! Poudlard est vraiment génial !

Camille alla s'allonger dans un canapé près du feu, et se recouvrit d'une couverture. Harry s'avachi dans un fauteuil en face d'elle. Le silence s'installa. Ce fut lui qui le rompu.

-Alors, raconte-moi ton cauchemar. Il a vraiment du être horrible pour que tu ne trouves pas quelque chose à me dire.

-Comment cela ? S'étonna Camille, détournant le regard du feu de cheminée.

-De tous mes amis, tu es sans doute la plus bavarde.

-Dis tout de suite que je parle trop ! S'exclama Camille, avec un air faussement fâché.

Harry rit brièvement, puis rajouta :

-Et la meilleure actrice aussi. On croirait presque que tu es réellement fâchée. Mais ça ne marche pas avec moi.

-Oh, zut ! Répliqua-t-elle d'une façon théâtrale. Et moi qui pensais être convaincante ! Comment sais-tu que je joue la comédie ?

-Honnêtement, je n'en sais rien. C'est un pressentiment, c'est tout. Alors, ton cauchemar ? Je suis sûr que ça te soulagera d'en parler. Déclara Harry, tout en scrutant Camille avec insistance.

-Euh... je ne sais pas si c'est une très bonne idée. Bon, on va conclure un marché, je te raconte mon cauchemar, mais en échange tu me racontes aussi le tien.

Harry sembla peser le pour et le contre, mais dit finalement :

-C'est d'accord. Mais tu commences.

Camille déglutit, et se décida à ne raconter qu'une partie de son cauchemar. Harry n'était pas obligé de savoir qu'ils s'embrassaient passionnément, cela aurait été très gênant à raconter.

-Eh bien, nous étions dans les vestiaires qui menaient au terrain de Quidditch. On...parlait et puis tout à coup tout s'est assombri et des mangemorts sont apparus. Ils m'ont infligé le sortilège doloris, et tout était tellement réel, je ressentais la douleur, c'était atroce. Ils t'ont emmené avec eux, et Bellatrix Lestrange a dit que toutes les personnes auxquelles je tiens partiraient, et que moi je resterais, qu'elle me garderait pour la fin. Je fais souvent ce cauchemar, mais la personne qui est emmenée change la plupart du temps.

-Est-ce qu'il y a une raison particulière pour que tu fasses ce cauchemar, Camille ? Demanda Harry.

-Je ne suis pas sûre de vouloir répondre à la question.

Oh oui, il y avait une raison, une très bonne raison pour que Camille fasse ce cauchemar. Elle en portait encore la marque au bras droit, et cela faisait toujours aussi mal. Mais elle n'était pas sûre d'être prête à en parler à Harry.

Le jeune homme la dévisagea, puis soupira avant de déclarer :

-Je prends cette réponse pour un oui, mais je ne peux pas te forcer à te confier à moi.

Harry semblait déçu. Il affichait une mine triste, qui donnait vraiment envie à Camille de tout lui raconter, ne serait-ce que pour qu'il sourit de nouveau.

-C'est promis, je te le raconterai un jour Harry. Mais pas maintenant, c'est tout. Là, c'est ton tour. Quel cauchemar as-tu fait ?

Il lui parla de son parrain, Sirius. Et aussi du garçon mort pendant le tournoi des Trois Sorciers, Cédric Diggory. Il les voyait tous tomber à terre, les yeux grands ouverts, sans vie. Il entendait les cris de sa mère avant de mourir pour le sauver. Et il voyait aussi sans cesse le visage de serpent de Voldemort. « Des cauchemars autrement plus atroces que les miens » se dit intérieurement Camille.

Elle s'en voulait qu'Harry se confie à elle et que ce ne soit pas à double sens. Mais elle ne se sentait pas prête à en parler, point final. Il était deux heures du matin lorsqu'ils se décidèrent à regagner la salle commune.
Camille pénétra dans sa chambre, et se glissa sous ses couvertures sans faire de bruit.
Elle fut réveillée le lendemain matin par Hermione qui tira les rideaux de son lit.

-Par pitié, laisse-moi encore dormir un peu !

Camille se recouvrit la tête avec son oreiller.

-Il est l'heure, Camille ! Je te donne dix secondes pour te lever. Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois... décompta lentement Hermione.

-D'accord ! Camille se leva et se mit au garde à vous, les yeux encore à moitié fermés. Satisfaite ?

-Euh, seulement si tu m'expliques pourquoi tu portes un des pulls de Harry.

Camille baissa les yeux et constata qu'elle avait bel et bien oublié de le rendre à Harry cette nuit-là.

-Ah...ça, dit-elle, rougissante. Eh bien, euh, j'ai fait un cauchemar cette nuit, alors je suis descendue dans la salle commune, et j'ai rencontré Harry, et on a été dans la salle sur demande, il me l'a montré. J'avais froid donc il m'a prêté son pull. Et...j'ai oublié de lui rendre.

-Ah, d'accord, fut tout ce qu'Hermione répondit.

La matinée passa rapidement, puis vint l'heure du cours de potion avec le professeur Slughorn. Camille réussit avec brillo à concocter une potion de philtre d'amour, qui égalait même celle d'Harry, la seule différence étant qu'elle avait un talent réel pour les potions, et ne prenait pas des indications tout droit sorties d'un livre.

A la fin du cours le professeur retint Hermione, Harry et elle. Il leur parla d'une soirée pour Noël qu'il allait donner, et il tenait à ce qu'ils soient présents. L'excuse de l'entraînement de Quidditch ne marcha pas puisqu'aucun joueur de l'équipe, mis à part peut-être Ginny, ne voudrait s'entraîner le soir de Noël. Il leur fallu donc se résigner à accepter l'invitation.

-Je crois vraiment que je ne vais pas y survivre, déclara Camille une fois que la porte des cachots se fut refermée. En tenue de soirée, avec un cavalier qui plus est ! Ça va être un enfer !

-Moi je suis satisfaite que vous veniez tous les deux, rétorqua Hermione. Pour une fois je ne serai pas toute seule.

-J'aurai vraiment préféré passer ma soirée d'une autre façon, ajouta Harry. Moi non plus, ça ne m'enchante pas d'y aller.

Camille et Harry continuèrent de se plaindre tout le long du chemin menant au cours de défense contre les forces du Mal, au plus grand damne d'Hermione.

Les jours passèrent et la nouvelle concernant la fête de Slughorn se répandit. De nombreux garçons voulaient accompagner Camille à la soirée, et cela l'énervait le plus au point. Harry était lui-aussi victime de demandes incessantes de la part des filles. Le seul avec qui Camille aurait accepté d'aller à ce stupide réveillon était un brun à lunettes qui ne semblait pas pressé de se choisir une cavalière.

Eh oui, elle avait bien du reconnaître que ce qu'elle éprouvait pour Harry dépassait l'amitié, mais elle n'en laissait rien paraître. Personne ne se doutait de rien, sauf Hermione, qui était une fille extrêmement futée. Et puis, après tout, ce n'était sûrement qu'un béguin, une petite amourette qui passerait avec le temps. En tout cas Camille essayait de s'en convaincre.

La salle sur demande était devenue un lieu privilégié pour se cacher, et il n'était pas rare que les deux amis s'y retrouvent plusieurs fois par jours, sans le vouloir.

-Alors, quelle fille t'a couru après, cette fois-ci ? Demanda Camille, qui était en train de lire un livre dans un canapé près du feu.

Harry venait de rentrer dans la salle.

-Toujours Romilda Vane. Je n'en peux plus de cette fille. J'ai réfléchi à cette stupide soirée, et je pense que ni toi ni moi n'aurons la paix tant que nous n'aurons pas choisi un partenaire.

Camille referma son livre, intéressée par le sujet.

-Je suis tout à fait d'accord, répondit-elle. Mais tous ces garçons qui veulent m'accompagner sont seulement intéressés par mon physique, la plupart ne me connaissent même pas. Alors il est hors de question que j'aille à cette soirée avec l'un d'entre eux.

Harry vint s'asseoir à côté d'elle, et fixa la cheminée d'un regard absent. Il semblait être dans ses pensées. Camille, qui pensait que la discussion allait s'arrêter là, rouvrit son livre. Il lui fut arraché des mains avant qu'elle ait pu faire quoi que ce soit.

-Hé ! S'écria-t-elle, tout en essayant de rattraper son ouvrage, qu'Harry tenait fermement dans une main hors de sa portée.

-Tu es comme Hermione, incapable de te passer de livres plus d'une seconde, soupira Harry.

-Et alors, où est le mal ? Rend-le moi, s'il te plaît.

-D'abord, je veux te demander quelque chose. Et j'aimerai que tu n'aie pas ton nez dans le livre au même moment.

-Très bien, abdiqua Camille en se laissant retomber dans le canapé. Que veux-tu me dire ?

-Tu veux aller à la soirée de Slughorn avec moi ?

A la seconde même à laquelle ces paroles furent prononcées, le c½ur de Camille s'accéléra. C'était inespéré, et pourtant Harry avait bel et bien fait le premier pas. Elle ne pu s'empêcher de sourire, trop heureuse de constater qu'Harry savait qu'elle existait, et qu'il l'avait choisie parmi toutes ces filles. Bon, ce n'était pas une déclaration d'amour, mais il aurait pu demander à Hermione ou toute autre fille de l'accompagner à la fête. Et même s'ils y allaient seulement en amis, c'était déjà ça.

-Avec plaisir, Harry.

Le beau brun lui adressa un sourire charmeur avant de lui dire :

-Parfait. Alors je te rends ton livre.

Camille reprit son ouvrage, qui lui parut tout d'un coup beaucoup moins intéressant. Elle se leva, et se dirigea vers la sortie.

-Qu'est-ce que tu fais ? Lui demanda Harry.

-Je n'ai plus besoin d'échapper à la moitié des garçons de Poudlard maintenant. Le premier qui me demande d'aller à la soirée avec lui, je lui dis que j'y vais avec toi. Tu viens ou pas ?

-Oui, je te suis. On a entraînement dans une demi-heure de toute façon, on a qu'à aller aux vestiaires ensemble.
Ils sortirent de la salle sur demande, et se dirigèrent vers le parc. Ils croisèrent en chemin le capitaine de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle, qui s'arrêta pour parler à Harry.

-Salut Harry.

-Bonjour Alex.

Ils se serrèrent la main. Camille détailla le nouveau garçon qu'elle n'avait jamais rencontré auparavant. Il était blond, des cheveux retombant sur son front dissimulaient quelque peu ses yeux bleus. Il était grand et musclé comme tout joueur de Quidditch. Il affichait un air bienveillant.

-Félicitation pour ton dernier match, le complimenta Harry.

-Merci, répondit Alex tout en repoussant une mèche de ses cheveux d'un mouvement de la tête. Tu es prêt pour le prochain match ?

-Je pense. Mon équipe s'entend bien, et on a de bons joueurs cette année.

-Oui, j'ai bien vu. Notamment Camille. Excellente performance au dernier match contre les serpentards, rajouta-t-il en se tournant vers elle.

-C'est gentil de dire ça. J'attends de voir ce que tu vaux face à Harry. Ça va être difficile d'attraper le vif d'or avant lui, si tu veux mon avis.

Alex ne sembla pas du tout vexé que Camille tente de le rabaisser, au contraire, il éclata de rire.

-Eh bien, nous verrons d'ici là. A plus vous deux !

-Bye ! Répondirent en ch½ur Harry et Camille. »

***********


« Alors, Hermione, le verdict ? Demanda Camille, qui sortit de la salle de bain.

-Tu es splendide ! Harry ne va pas te résister !

Camille jugea d'un ½il critique sa tenue pour la soirée de Slughorn.

Elle portait une longue robe noire bustier, dont le décolleté était raisonnable. La tenue chic lui avait coûté cher, mais que ne ferait-on pas pour être belle ? Et surtout pour être remarquée par un certain brun à lunettes...
Camille avait laissé ses cheveux lâches, et s'était juste maquillée un peu pour l'occasion.

D'un pas décidé, elle quitta sa chambre après qu'Hermione lui ai souhaité bonne chance. La plupart des Gryffondor étaient malheureusement présents dans la salle commune pour voir le « couple » le plus glamour de Poudlard se rendre à la soirée de Slughorn. Lorsque Camille descendit la dernière marche des escaliers, elle entendit les premiers sifflements. Elle chercha des yeux Harry, et le trouva. Il lui faisait dos, et était en train de jouer contre Ron aux échecs. Elle ignora les sifflements des garçons et se dirigea vers lui.

-Salut les garçons !

Ron, qui se trouvait en face de Camille, l'examina brièvement, avant de dire :

-Jolie robe. On a pas tout à fait fini la partie.

-C'est pas grave, répondit-elle. J'attendrai.

Elle s'assit à côté de Ron, et se fut seulement à ce moment-là qu'Harry leva les yeux de l'échiquier. Il la déshabilla du regard, sans pour autant ouvrir la bouche comme le faisaient tous les autres garçons. Camille fut on ne peut plus satisfaite de l'effet qu'elle produisait sur Harry. Elle fit mine de regarder l'échiquier mais elle sentait toujours son regard posé sur elle. La partie reprit, et Harry perdit finalement.

-On y va ? proposa-t-il.

-On est partis. A tout à l'heure, Ron !

-Tu me ramène Harry pas trop tard Camille, s'il te plaît !

-Promis !

Ils sortirent enfin de la salle commune, et de son atmosphère étouffante.

-Tu es vraiment magnifique Camille. Je ne te l'ai pas dit dans la salle commune, devant tout le monde qui était suspendu à nos lèvres ça aurait fait beaucoup jaser pour rien.

-Merci, Harry. Tu es très élégant. Dommage que tu ne sortes les tenues de soirées que pour de rares occasions.

-De même pour toi.

Camille rougit à la réplique d'Harry, et ils entrèrent dans le bureau du professeur Slughorn, qui se précipita sur eux.

-Oh Harry et Camille, quel plaisir de vous compter parmi nous ce soir! Je crois que grâce à vous ma soirée est un franc succès ! Tout le monde veut venir pour vous voir ! Allez, entrez ! J'ai plein de personnes à vous présenter !

Les deux adolescents déglutirent, puis suivirent le professeur, prêts à passer une soirée mortellement ennuyeuse.

Pendant plus d'une heure des étrangers leurs parlèrent de tout et de rien. Camille et Harry ne se quittaient pas d'une semelle. Si ils devaient s'ennuyer, autant le faire ensemble. Alors que Camille serrait la main à une énième personne qui tenait à lui dire à quel point sa mère était une excellente sorcière, Harry remarqua quelque chose de bizarre sur son bras droit.

-Camille, je pense qu'on peut s'éclipser maintenant, non ? Chuchota-t-il.

-Sers-toi de ta cape d'invisibilité.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Harry les recouvrit tous deux, si bien qu'ils purent quitter le bureau de Slughorn sans se faire repérer.

-Viens, on va faire un tour dans la salle sur demande, murmura Harry.

Camille acquiesça, mais en cours de route Harry se stoppa. Il venait de reconnaître les voix de Rogue et Malefoy, qui semblaient se disputer.

Ils entendirent toute la conversation. Une fois que Malefoy fut partit, ils reprirent leur chemin jusqu'à la salle sur demande. Une fois installés dans les canapés qui servaient aux réunions de l'AD, Camille ne pu s'empêcher de s'exclamer :

-Rogue voulait vraiment aider Malefoy ? L'aider pour une mission que lui a confié Voldemort ?! C'est impossible ! Inimaginable !

-Je te l'avais bien dit, Malefoy est un mangemort. Et Rogue est apparemment un agent double.

-Mais, Rogue appartient à l'ordre du Phoenix !

-Il l'a dit lui-même, il joue la comédie. Tu me crois maintenant quand je te dis que Malefoy prépare un mauvais coup ? Ou tu vas faire comme Hermione et Ron, toujours trouver des excuses minables ?

-Je te crois Harry. Mais pour Rogue, je ne peux pas me faire à l'idée que c'est un mangemort.

Ils parlèrent pendant plus d'une demi-heure de la conversation qu'ils venaient d'entendre, jusqu'à en conclure qu'ils devaient en parler à tous les membres de l'Ordre, afin de les mettre au courant.
Harry, se rappelant ensuite la raison initiale de sa venue à la salle sur demande, interrogea Camille.

-Est-ce que tu peux me montrer ton bras droit s'il te plaît Camille ?

Aussitôt, elle devint méfiante.

-Pourquoi ? Demanda-t-elle.

-J'ai cru voir quelque chose dessus tout à l'heure. Alors je veux juste vérifier.

Elle réfléchie à toute vitesse, puis se dit qu'Harry avait finalement le droit de connaître la vérité. Elle leva lentement son bras, puis le retourna de façon à ce qu'il voit la fine et longue cicatrice qui parcourait une bonne partie de son avant-bras.

Harry, après avoir jeté un bref coup d'½il à la blessure, regarda Camille avec un air curieux.

-Tu veux des explications j'imagine.

Il hocha la tête.

-Très bien, alors s'est parti.



Voilà un autre chapitre de posté, je suis désolée il aura mis du temps à arriver mais je n'ai pas eu l'ordinateur de toute la semaine, étant partie en vacances. A ce propos, joyeux Noël à tous!
Comme d'habitude, si vous voulez être prévenus de la publication du chapitre 5, vous me laissez un commentaire en me le demandant, et je me ferait un plaisir de vous avertir.
Merci à tous ceux qui lisent mon histoire et laissent des commentaires.
A très bientôt pour la publication de la suite!

# Posté le samedi 27 décembre 2008 10:37