Alors, le choixpeau cria, de façon à être entendu de tout le monde :
-GRYFFONDOR !
La table la plus à gauche de la grande salle explosa littéralement. Tous tapaient sur les tables, applaudissaient, et certains sifflaient. Camille fut émue par cet accueil on ne peut plus chaleureux, et se dirigea vers ses nouveaux camarades. Beaucoup de garçons voulaient l'avoir à côté d'eux, mais elle déclina les invitations quand elle repéra Harry qui lui fit un signe de la tête. A sa gauche, une place était libre. Elle ne pu retenir un sourire. Qui de lui ou d'elle était le plus entêté, elle ne le savait pas.
Une fois qu'elle fut assise, Camille constata qu'une bonne partie de l'école regardait Harry et elle tour à tour.
-Tu es si célèbre que ça ? Lui demanda-t-elle.
-Ce n'est pas moi qu'ils regardent, c'est toi, lui répondit amicalement Harry.
Ils ne purent poursuivre la discussion car les répartitions avaient repris. Une fois qu'elles furent terminées, Harry fit les présentations.
-Camille voici Ron, sa s½ur Ginny, Hermione, Dean, Seamus et Neville.
-Enchantée, leur dit-elle.
-Bienvenue à Poudlard, renchérit Hermione.
Tout en mangeant, les voisins de Camille faisaient sa connaissance, et demandaient comment était Beauxbâton. La discussion se porta ensuite sur Poudlard, et enfin sur le choixpeau.
-Le choixpeau a eu du mal à se décider à t'envoyer à Gryffondor, non ? Il a mis beaucoup de temps avant de prononcer sa décision, remarqua Hermione.
-Oui, il a hésité avec Serdaigle mais ensuite il a dit que le courage était une qualité très importante par les temps qui courent, et que beaucoup d'élèves devraient choisir leur camp cette année. Je l'ai trouvé très bizarre.
-Qu'entendait-il par choisir son camp ? La questionna Ron.
-Eh bien se ranger du côté d'Harry et Dumbledore, ou du côté de Voldemort je suppose.
Dès qu'elle eut prononcé le nom tant redouté, les réactions ne se firent pas attendre. Le dénommé Seamus recracha son jus de citrouille, et Ron s'étrangla à moitié avec sa saucisse. Ginny trembla légèrement, et Dean regarda sa purée droit dans les yeux, faisant comme s'il n'avait rien entendu. Seuls Harry et Hermione restèrent de marbre.
-Ne me dites pas que vous avez peur de prononcer son nom, c'est du n'importe quoi. C'est exactement ce que Voldemort veut. Ce n'est qu'un nom, rien de plus.
-C'est exact Camille, mais ils ont du mal à s'y faire. Et tu seras peut-être surprise d'apprendre qu'à Poudlard, seules quelques personnes osent nommer Voldemort.
Hermione, tout en parlant, tapait le dos de Ron pour qu'il ne s'étouffe pas.
A ce moment-là Dumbledore se leva et fit son discours. A la fin de celui-ci, il demanda aux préfets et préfets en chef de conduire les premières années à leurs dortoirs. Hermione et Ron se levèrent, et lancèrent des ordres à gauche et à droite.
-Une petite visite du château, ça te dis ? Venait de lui demander Harry.
-Avec plaisir !
Ils se levèrent, se fondirent dans la masse des élèves qui voulaient regagner leur salle commune, puis foncèrent dans un couloir désert.
-Où est-ce que tu m'emmènes ? Demanda Camille.
-Dans le parc. C'est la nuit qu'il est le plus beau. Nous avons une petite demi-heure avant le couvre-feu.
Et Harry ne mentait pas. Un nombre impressionnant d'hectares s'étendaient à perte de vue. Le parc était réellement splendide. Camille distingua au loin ce qui semblait être un immense stade de Quidditch.
-Est-ce que c'est bien ce que je crois que c'est ? Demanda-t-elle à Harry, espérant que ce qu'elle voyait soit bel et bien réel.
-Eh oui, c'est le terrain de Quidditch. Tu veux qu'on s'approche ?
Les yeux de Camille brillèrent d'envie, et Harry n'eut pas besoin d'une réponse verbale de sa part pour comprendre qu'elle mourrait d'envie d'y aller.
Ils marchèrent quelques minutes, avant d'arriver à hauteur des estrades. Harry se hissa jusqu'au sommet, et tendit sa main pour aider Camille à sauter. Lorsque leurs mains entrèrent en contact, un courant électrique, bref mais puissant, les firent sursauter. Ils firent tous deux semblant de n'avoir rien ressentit, mais aucun n'était vraiment dupe. Le silence s'installa, et Camille ne pu s'empêcher de pousser un soupir de contentement à la vue du gigantesque terrain de Quidditch qui s'offrait à elle.
-J'aime déjà Poudlard. Ce terrain fait au moins deux fois la taille de celui de Beauxbâton. Qui s'occupe des sélections pour constituer l'équipe de Quidditch de Gryffondor ?
-C'est le capitaine de l'équipe qui décide qui fera partie de l'équipe.
-Et qui est le capitaine ? Il faut absolument que je fasse partie de cette équipe.
-C'est moi.
Harry lui fit un grand sourire, visiblement satisfait par ce nouveau poste.
-Super ! Oh, mais c'est vrai, tu es un grand joueur de Quidditch ! Fleur ne tarissait pas d'éloges à ton sujet lors de la coupe des Trois Sorciers! Il faut absolument que tu me dises quand auront lieu les sélections !
-Aucun problème, je te préviendrais. Tu joues à quel poste normalement ?
-Attrapeur. C'est disponible ?
-Désolée Camille, lui dit Harry tout en retournant au château, j'occupe déjà le poste. Mais tu pourras peut-être auditionner pour les autres.
-Oh, dommage. Cela faisait cinq ans que je jouais à celui-là, mais bon, je n'ai pas le choix. Je me débrouille pas mal avec un Souafle dans les mains, je tenterais ma chance. Et il y a combien de matchs dans l'année ?
Harry la renseigna sur le déroulement du championnat, et il eut tout juste fini ses explications lorsqu'ils arrivèrent devant le portrait de la Grosse Dame.
-Ad hominem ! Prononça Harry avec assurance.
Camille fut ébahie de voir le portrait s'ouvrir sur une gigantesque salle entièrement décorée de rouge et or.
-C'est la salle commune des Gryffondor, glissa Harry à l'oreille de Camille. C'est ici que nous nous réunissons tous. Une salle existe pour chaque autre maison.
Camille aperçue Hermione s'approcher d'elle.
-Tiens, salut vous deux ! Camille, nous dormons dans le même dortoir puisque nous sommes de la même année. Tu veux que je te le montre ?
-Oui, ça serait gentil de ta part Hermione.
-Super ! Dis bonne nuit à Harry, je ne pense pas que nous redescendrons.
Hermione, tout en disant cela, fit un sourire à Camille, comme pour l'encourager à avoir confiance en elle.
-Bonne nuit Harry ! A demain !
Camille fit deux bises à Harry, qui parut surpris. Puis elle se souvint.
-Oups, désolée. On se fait tous la bise en France pour se dire bonjour et au revoir.
Harry se contenta de rire et souhaita lui aussi bonne nuit à Camille. Cette fille était vraiment spontanée et on ne peut plus sympathique.
Hermione souhaita bonne nuit à quelques personnes dont le nom échappait encore à Camille. Elles montèrent les escaliers en colimaçon mais, avant d'entrer dans ce qui semblait être leur dortoir, Camille entendit une voix lancer à voix haute :
-Belle prise cette française, Harry !
Automatiquement, elle se stoppa.
-Seamus, toujours égal à toi-même à ce que je constate, soupira Harry d'une voix exaspéré. Premièrement elle s'appelle Camille, et deuxièmement, c'est juste une amie.
-Donc je peux tenter ma chance alors ? J'ai pour règle de ne jamais piquer une conquête à un de mes amis qui est arrivé avant moi.
Camille n'eut pas le plaisir d'entendre la réponse d'Harry puisqu'Hermione la tira par le bras et ferma la porte du dortoir.
-Seamus est impossible en ce qui concerne les filles. C'est un vrai obsédé. Il valait mieux que tu n'entendes pas la suite. Crois-moi, je te dis ça par expérience. Harry l'a sûrement remis à sa place à l'heure qu'il est.
-Ah, d'accord. Bah, merci Hermione.
-Je t'en prie. Donc, voici notre dortoir. Nous ne serons que deux dedans, mais si un jour tu veux changer de partenaire, tu n'auras qu'à le demander au professeur Mc Gonagall.
-Je pense que ça ira. Tu as l'air sympathique, et si tu es amie avec Harry et que tu « oses » appeler Voldemort par son vrai nom, je crois que nous allons pouvoir nous entendre. »
Camille, qui avait l'habitude de dire ce qu'elle pensait aux gens, ne fut pas déçue de l'avoir fait une fois de plus. Hermione la prit dans ses bras, et lui expliqua gentiment pendant plus de deux heures diverses choses à savoir sur Poudlard.
Ce fut a beau milieu de la nuit que les filles décidèrent de dormir, et Camille se glissa dans les couvertures chaudes de son nouveau lit, prête à commencer son année scolaire à Poudlard.
**********
« Donc, Miss Jones, quelles matières allez-vous prendre pour vos aspics ? Demanda le professeur Mc Gonagall. Je vois que vous avez eu d'excellents résultats à vos Buses, vous pouvez donc choisir ce que vous voulez.
-Défense contre les forces du Mal, potion, botanique, sortilèges, métamorphose et arithmancie.
Deux secondes plus tard, le professeur tendit son emploi du temps à Camille. Elle avait dès maintenant deux heures de temps libre.
-Alors, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Demanda Harry une fois qu'ils eurent finis leur petit-déjeuner. On a deux heures à tuer le temps.
Aussitôt, le visage de Camille s'illumina.
-J'ai envie d'aller sur le terrain de Quidditch. C'est possible ?
-Il ne devrait pas y avoir de problème. Je vais réserver le terrain au cas où, tu n'auras qu'à aller chercher ton balai pendant ce temps-là. On se retrouve dans quinze minutes dans la salle commune, d'accord ?
-Super ! Merci Harry !
Pressée de remonter sur son balai et de découvrir Poudlard par les airs, Camille s'élança en courant dans son dortoir.
Quinze minutes plus tard, elle redescendit en tenue de sport moldue dans la salle commune. Harry et Ron étaient déjà là.
La plupart des garçons présents se retournèrent sur son passage. « Tous les mêmes, pensa-t-elle, je sors un short et un débardeur, et ils en louchent tous. »
-On y va ? Demanda Camille à Ron et Harry.
Elle se rendit compte qu'aucun des deux ne l'écoutait. Harry la dévisageait de la tête au pied, et Ron semblait contempler avec admiration le balai qu'elle tenait fermement.
-Est-ce que c'est vraiment ce que je crois que c'est ? Finit par demander Ron. Un éclair de feu ?
-Oui, c'est ça.
Harry reporta alors toute son attention sur le balai.
-Bah dis-donc ! Avec un engin pareil Harry, t'as intérêt à la prendre dans ton équipe !
-Ron... Je ne prends personne dans mon équipe parce qu'il a un bon balai. Ça serait stupide. Bon, on y va ?
Une fois arrivée sur le terrain de Quidditch, Camille ne pu se retenir plus longtemps. Elle enfourcha son balai, et commença à parcourir le terrain. La sensation enivrante de se tenir à plus de vingt mètres du sol, et cela à grande vitesse, se fit de nouveau ressentir. Elle se sentait si vivante sur son balai... Plus rien ne se passait, tous les soucis disparaissaient, seul le plaisir de voler existait encore. Elle se sentait vraiment dans son élément. Elle était juste heureuse.
Elle se posa sur le sol après un échauffement d'une dizaine de minutes, et fut rejoint d'abord par Harry puis ensuite par Ron.
-Bien, alors Harry, je te propose un petit défi. Nous allons tous les deux nous mettre à la poursuite d'un vif d'or qui circulera dans l'enceinte du terrain. Le gagnant donnera un gage au perdant. Tu es partant ?
-Et comment. Je veux voir ce que tu vaux, Camille.
-Parfait.
Elle sortit un vif d'or de sa poche. Elle l'avait gagné à Beauxbâton lors de sa première victoire. Madame Maxime lui en avait fait cadeau. Elle le lança dans les airs. Ensuite Harry et elle décollèrent.
Pendant plus d'une heure ils parcoururent le terrain à la recherche de la petite balle dorée. Camille venait de se poster près d'Harry pour arrêter la partie lorsqu'ils aperçurent tous deux en même temps le vif d'or. Ils s'élancèrent à sa poursuite. Harry était plus lourd que Camille, il allait donc plus vite, mais celle-ci maîtrisait mieux les virages grâce à sa silhouette fluette. Lorsqu'elle se trouva à moins d'un mètre du vif d'or, son c½ur s'accéléra. Harry et elle étaient collés épaule contre épaule, chacun avait la main tendue, prête à se refermer sur la petite balle, et ainsi gagner la partie.
« Allez, vas-y Camille, tu peux le faire ! » se disait-elle dans sa tête. Alors la balle plongea dans le vide. Elle réagit extrêmement vite, mais Harry eu l'avantage avec son poids, et prit un peu d'avance. Il s'empara de la balle à seulement quelques centimètres du sol et atterrît sur ses pieds, rayonnant.
-Tu maîtrises bien la feinte de Wronski, Harry. Je m'incline, tu es meilleur que moi.
Camille souriait de toutes ses dents. Enfin elle trouvait un adversaire à sa taille.
-Merci. Tu es une joueuse excellente, Camille.
-Alors, quel est mon gage ?
-Je peux y penser et te le donner plus tard ?
-Bien sûr, mais promet-moi que j'aurais droit à une revanche. Je ne vais pas rester sur ma fin.
-Je te le jure, foi d'Harry Potter.
-Parfait ! Rentrons alors. Je ne veux pas arriver en retard à mon premier cours.
Ils repartirent tous les trois de bonne humeur, prêts à attaquer leur nouvelle année scolaire.
**********
Fin NovembreCamille alla s'affaler dans un des canapés de la salle commune des Gryffondors. La journée avait vraiment été épuisante. Hermione s'assit à côté d'elle. Elles venaient juste de terminer leur cours d'arithmancie, et avaient une quantité de devoirs impressionnante à faire.
-Au fait, Harry, il faut absolument que mardi soir nous ayons entraînement de Quidditch. Je viens de parler à Slughorn, sa prochaine soirée aura lieu à cette date. Par pitié, évite-moi ce calvaire !
Camille lança un regard suppliant à Harry, qui ne pu lui refuser sa requête. Lui-même fuyait comme il le pouvait toutes les soirées de Slughorn.
-Mais enfin, se fâcha Hermione, vous n'allez quand même pas fuir toute l'année. Ne me laissez pas toute seule à chaque fois ! Camille, fais un effort s'il te plaît.
-Désolée, mais ce que tu me demande est au-dessus de mes forces Hermione. Ron, Harry, vous voulez voler un peu ? Ça nous changera les idées.
-Je suis partant ! S'exclama Ron.
Il sauta sur ses pieds tout à coup en forme, et gagna son dortoir.
-Je pense que ça ne me fera pas de mal, finit par dire Harry.
Camille remonta dans son dortoir, Hermione sur ses talons.
-Tu veux venir regarder, Hermione ? Je pourrais même te prêter mon balai si tu veux.
-Non merci Camille. Je vais te laisser t'entraîner avec les garçons. Ce n'est pas parce que vous avez gagné contre Serpentard que vous allez remporter la coupe.
Camille acquiesça, enfila sa tenue de Quidditch aux couleurs de Gryffondor, prit son balai et sortit.
-A tout à l'heure Hermione ! Cria-t-elle en fermant la porte du dortoir derrière elle.
Camille se plaisait vraiment beaucoup à Poudlard. Cela faisait trois mois qu'elle y était, et tout se passait pour le mieux. Hermione et elle étaient devenues presque inséparables, et elle faisait partie de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, au poste de Poursuiveur. Elle s'entendait aussi très bien avec Harry et Ron, et tout le monde était très gentil avec elle. Sauf les Serpentards.
Elle joua une petite heure avec Ron et Harry, avant de rentrer au château pour manger. Une fois de plus Seamus s'assit à côté de Camille. Cela faisait environ un mois qu'il la draguait, et la jeune fille n'en pouvait plus.
-Alors Camille, tu as passé une bonne journée ?
-Oui, oui. Eluda-t-elle.
Elle commença à parler à Harry, qui était en face d'elle, pour fuir Seamus. Mais il revint à l'attaque cinq minutes plus tard.
-Au fait Camille, ça te dirais d'aller faire un tour de balai tout à l'heure avec moi ?
Elle failli recracher sa soupe, avala de travers et répondit difficilement :
-Désolée, mais je suis débordée. J'ai plein de devoirs à faire.
-Oh, ce n'est pas grave. Ça sera pour une prochaine fois. Mais tu as compris quelque chose au devoir à faire pour Rogue ? Parce que moi, je sèche. Tu ne voudrais pas m'expliquer ?
-Euh, eh bien je ne l'ai pas encore fait. Donc je ne pense pas pouvoir t'aider là.
Hermione arriva à ce moment-là, et Seamus partit peu après.
-Ouf ! J'ai vraiment cru que je n'allais pas m'en sortir vivante cette fois-ci.
-Pourquoi tu ne lui dis pas simplement que tu ne veux pas sortir avec lui ? Demanda Ron.
-Je n'ai pas envie d'être trop dure avec lui. Je préférerais qu'il le comprenne par lui-même. Ça sera plus facile pour tout le monde.
Après avoir mangés, lorsque les quatre amis pénétrèrent dans la salle commune qui était vide, ils aperçurent Seamus avachi sur une table, seul. A la vue de Camille il se redressa.
-Euh, Camille j'ai quelque chose à te demander.
« Oh non, par pitié, la malchance me poursuit vraiment. » pensa-t-elle.
-Oui, Seamus. Qu'est-ce que c'est ? Dit-elle à contrec½ur.
-Tu veux bien sortir avec moi ?
Ça y est. La bombe était lâchée. Camille jeta un coup d'½il à Ron et Hermione, qui ne savaient pas où se mettre. Harry la regardait avec insistance, son visage dénué d'émotion. Mais elle eu tout de même l'impression que ses yeux verts étaient plus froids que d'habitude.
-Euh, je suis désolée Seamus, je t'aime bien, mais seulement en temps qu'ami.
Elle qui était censée être courageuse regardait ses pieds, en espérant qu'il parte au plus vite. Elle détestait toujours faire ça, briser un c½ur. Mais après tout, ce n'était quand même pas de sa faute si elle attirait les garçons, non ? Elle ne faisait rien de particulier pour leur plaire, elle restait elle-même.
-Ah, d'accord. Mais tu sais, je pense que tu t'amuserais vraiment avec moi. J'ai pas mal d'expérience avec les filles, et je sais ce qu'elles veulent.
N'ayant pas envie d'en entendre davantage, Camille commença à monter l'escalier en colimaçon pour se réfugier dans son dortoir. Mais Seamus poursuivit :
-On pourrait prendre du bon temps toi et moi ! Et on s'accorde plutôt bien, on est blonds tous les deux !
Camille cria du haut du premier étage, se montrant aux yeux de ses trois amis et de Seamus :
-Je préfère les bruns !
Ensuite elle tourna les talons, et fit claquer la porte de sa chambre.
Elle s'assit ensuite sur son lit, et médita ce qui venait de se passer. Seamus s'était vraiment mal comporté envers Camille, elle qui avait essayée de se montrer compréhensive. Sa journée avait été longue, mais en plus il fallait que les affaires de garçons viennent envenimer la situation !
-Camille ? Camille ?! Est-ce que tu m'écoutes ?
Elle n'avait pas entendue Hermione arriver, plongée dans ses pensées.
-Hein ? Ah, pardon Hermione. Qu'est-ce que tu viens de dire ?
-Que Seamus est parti dans son dortoir, donc si tu veux tu peux redescendre dans la salle commune. On fera nos devoirs.
-Euh, honnêtement, je ne crois pas que j'aurais la tête à ça ce soir. Je vais plutôt rester ici un peu.
-Fais comme tu veux. Mais je pense qu'il vaudrait mieux que tu te changes les idées, quitte à ne pas travailler prends au moins un livre et reste avec moi.
Camille se dit que finalement, Hermione avait raison. Elle prit le livre sur l'histoire de Poudlard, et s'apprêta à suivre Hermione en bas. Mais elle la retint avant qu'elle n'ouvre la porte de la chambre dans laquelle elle dormait.
-Je voudrais savoir pourquoi tu as dit que tu préférais les bruns tout à l'heure. Je n'ai pas vraiment saisi sur le moment. Maintenant j'ai une vague idée, mais je voudrais savoir si je me trompe.
-Bah, en fait, je ne sais pas trop pourquoi moi non plus. C'était surtout pour fermer son clapet à Seamus. Mais c'est vrai, en général j'aime bien les bruns. Pourquoi ça t'intéresse au fait Hermione ?
-Oh, pour rien. Bon, on descend ?
Quand elle fut dans la salle commune, Camille aperçut Ron et Lavande s'adonner à un échange de salive aux yeux de tous, et Harry lire un livre. Romilda Vane essayait de capter son attention en gloussant le plus fort possible. Cela énerva Camille plus qu'elle ne voulu bien l'admettre. Hermione s'installa dans un fauteuil, et Camille dans le canapé à côté d'Harry.
-Alors, Seamus s'est remis de ses émotions ? Demanda-t-elle, sarcastique.
-Il est un peu sonné. Faut dire, tu l'as royalement envoyé balader, rigola Harry.
-Hey ! Ce n'est pas drôle ! Rétorqua Camille, d'un air faussement contrarié. J'étais vraiment gênée, et il ne s'est pas montré très compréhensif !
-Bah ça, c'est Seamus, il faudra t'y faire, ajouta Hermione tout en continuant d'écrire sur un long rouleau de parchemin.
-Franchement Camille, tu aurais dû voir sa tête quand tu as dit que tu préférais les bruns et que tu as claqué la porte de ta chambre... J'ai eu du mal à ne pas rire.
-Mais c'était le but, mon cher, c'était le but.
Camille passa une agréable soirée dans l'ensemble. Harry se montrait très divertissant quand il le voulait, et il parvint même à la faire rire de la situation dans laquelle elle s'était trouvée.
Lorsqu'elle alla se coucher, Camille se sentait détendue, et soulagée que cette journée soit enfin finie. Pourtant la nuit ne fut pas des meilleures.
-Camille, je n'en peux plus. J'ai cru devenir fou quand Seamus t'as demandé de sortir avec lui. Je suis amoureux de toi. Tu veux bien sortir avec moi ?
Elle se trouvait dans les vestiaires menant au terrain de Quidditch, et Harry venait de lui faire cette déclaration. C'était inespéré, et pourtant c'était bien arrivé. Se dispensant de l'obligation de répondre, Camille se jeta à son cou et l'embrassa avec passion. Harry répondit à son baiser, et son c½ur fit de petits bonds de joie. Soudain les vestiaires s'assombrirent, faisant place à trois silhouettes encagoulées. Elles s'approchèrent de Camille, et lui firent subir un sortilège doloris. La douleur était insoutenable, si intense... Alors une des trois silhouettes enleva sa capuche. C'était bien elle, Bellatrix Lestrange. Plus terrifiante que jamais. Pendant ce temps, les deux autres mangemorts saisirent Harry et disparurent avec lui. La douleur s'arrêta au même moment.
-Tu ne reverras plus les personnes que tu aimes, Camille Jones. Tu les verras partir les unes après les autres, et toi tu resteras là. Je te garderai pour la fin, ma petite.Et voilà un autre chapitre, plus long que les précédents. Je pense que tous les prochains chapitres feront cette taille-là, puisque si vous attendez une semaine avant d'avoir une suite, autant que cela vous prenne plus qu'une ou deux minutes de lecture!
Comme d'habitude si vous voulez que je vous prévienne quand je posterai la suite, vous me laissez un commentaire sur cet article!
A très bientôt, et merci à tous ceux qui lisent ma fiction et laissent une trace de leur passage.